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L’évolution du processus démocratique - Entretiens avec les spécialistes

COVID-19 : Faits saillants 11 septembre 2020


Aux États-Unis, la campagne électorale présidentielle bat son plein. Abstraction faite des candidats, la manière dont les citoyens exprimeront leurs choix va assurément changer. Déjà, les congrès d’investiture des candidats à la présidence ne se ressemblent plus – ni les immenses foules des rassemblements politiques ni les électeurs faisant la file dans les bureaux de vote ne semblent réalistes dans le contexte actuel. Que nous réservent les présentes élections présidentielles et quelles seront les répercussions à long terme pour les campagnes et les élections une fois que la COVID-19 ne dominera plus l’actualité?

La voie de la reprise : Entretiens avec les spécialistes alors que nous discuterons de l’évolution du processus démocratique, abordant entre autres les thèmes suivants : 1) Ce que signifie le vote par la poste pour les élections actuelles 2) L’incidence des congrès et des rassemblements virtuels sur la mobilisation des citoyens et 3) L’évolution à long terme possible des élections et des campagnes au-delà de 2020.


Les participants :

Cris Landa, Directrice de programmes, Verified Voting

David JacobsonDélégué du conseil, BMO Groupe financier

Hon. Scott Brison, P.C., Vice-président, Banque d’affaires et services bancaires aux sociétés

Eric Boles, Chef de la direction et fondateur, The Game Changers, Entretiens avec les spécialistes Animateur


Écoutez la discussion en rediffusion. Ce balado est en anglais seulement.

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Voici un sommaire de leur conversation.

Un jour d’élection bien différent
Compte tenu du contexte bien particulier cette année, déterminer le gagnant prendra vraisemblablement plus de temps que d’habitude. Si le vote par la poste, plus populaire que jamais en raison de la pandémie, suscite la controverse, Cris Landa a souligné qu’il s’agit pourtant d’un système qui existe depuis la guerre de Sécession et qui a fait ses preuves, étant sûr et anonyme. Or M. Jacobson a fait remarquer que le vote par correspondance à une échelle sans précédent entraînera d’autres conséquences.

« Les médias devront faire preuve d’une grande retenue le soir du 3 novembre, ainsi que les 4, 5 et 6 novembre, a-t-il expliqué. Dans la plupart des États, les bulletins de vote par correspondance sont comptés en dernier. Il est tout à fait possible, en fonction de 30 % ou 40 % des votes comptés le soir du scrutin, qu’un camp se retrouve en tête puis que le calcul des votes se poursuivant au cours des jours suivants, peut-être de la semaine suivante, place l’autre camp en tête. Tout le monde doit faire très, très attention, et ne pas commencer à choisir les gagnants avant de savoir que tous les votes ont été comptés. Car la pire chose qui puisse arriver serait que les gens perdent confiance dans notre système, que les gens perdent confiance dans le résultat, que les gens perdent confiance dans la démocratie. »

Même le fonctionnement du Collège électoral proprement dit pourrait changer. Pour remporter l’élection présidentielle, on sait qu’un candidat doit obtenir 270 voix des grands électeurs. Madame Landa a rappelé que le 8 décembre est la date butoir de la « clause de bon port » (safe harbor) – la date à laquelle les résultats électoraux ne pourront plus être contestés par le Congrès. Les membres du Collège électoral doivent alors se réunir le 14 décembre dans la capitale de leur État pour voter.

« Les gens n’en parlent pas habituellement, mais cette année, l’élection a lieu dans un contexte inédit et il va falloir plus de temps pour compter ces votes », a-t-elle affirmé.

En août, le sénateur Marco Rubio de la Floride a déposé un projet de loi qui reporterait la date limite de la clause de bon port jusqu’au 1er janvier 2021, la réunion des grands électeurs ayant alors lieu le 2 janvier.1

Le Canada s’adapte aussi aux nouvelles réalités. Il connaît une hausse des bulletins de vote par correspondance pour les élections provinciales du Nouveau-Brunswick le 14 septembre. Par ailleurs, si le gouvernement libéral minoritaire du pays tombait, une élection fédérale pourrait être déclenchée à l’automne au lieu du prochain vote prévu en 2022. Élections Canada propose désormais un plan qui inclurait un week-end de vote de deux jours au lieu du traditionnel vote du lundi pour une éventuelle élection générale.2

Pour Cris Landa, « l’exactitude doit primer sur la rapidité » devra être le mot d’ordre lorsque viendra le temps de compiler les résultats du vote.

Un avenir numérique pour les élections
La controverse autour du vote par correspondance a fait beaucoup parler du vote en ligne comme étant la méthode de l’avenir. Madame Landa a toutefois averti que la technologie n’était pas assez robuste pour assurer à la fois la sécurité et l’anonymat requis.

« Les experts en cybersécurité et les informaticiens sont presque unanimes à ce sujet, et estiment que nous n’y sommes pas encore, sur le plan de la sécurité », a-t-elle déclaré.

Or, selon M. Brison, « Le vote en ligne devra être une possibilité à l’avenir ». Si l’élection américaine aura des conséquences à l’échelle mondiale, M. Brison a déclaré que la mise au point d’un système de vote en ligne sécurisé profiterait également à d’autres pays.

« Il est évident que la précision est essentielle et que l’intégrité du système est cruciale, mais l’accès au système, augmentant le niveau de participation, l’est tout autant, a-t-il déclaré. Je crois qu’avec le temps, la participation en ligne aux élections, y compris le vote en ligne, est la voie de l’avenir. Je pense que les pays et les organisations qui organisent des élections dans ces pays doivent se concentrer sur les façons de développer l’intégrité, la sécurité et les garanties – y compris l’anonymat – des systèmes de vote [en ligne]. Cela devrait faire partie d’un effort concerté des pays dans un sens multilatéral, car tous les pays démocratiques bénéficieraient d’avancements et de progrès à ce chapitre. »

M. Brison a ajouté que l’adoption de nouvelles technologies de vote sera essentielle pour maintenir la mobilisation des jeunes citoyens en ce qui concerne le processus démocratique.

« Les jeunes d’aujourd’hui font tout de façon numérique. Ils font partie d’une nation Netflix, alors que nous leur demandons de participer à des élections avec des technologies de l’époque révolue des clubs vidéo Blockbuster. »

Favoriser une participation active
En fin de compte, le processus démocratique fonctionne mieux lorsque plus de personnes y prennent part. M. Jacobson a souligné que si les médias de masse et les réseaux sociaux n’ont fait qu’accentuer les clivages dans un contexte déjà polarisé, la situation « représente un défi de taille pour les partis et pour les représentants politiques qui veulent réellement bâtir une nation et non pas seulement exploiter les différences », affirme-t-il.

Pour Cris Landa, cela signifie qu’il faut tirer des leçons des États où le taux de participation des jeunes électeurs est élevé. « Je pense à l’inscription en ligne des électeurs, par exemple – nous avons beaucoup à apprendre des États où le taux de participation est plus élevé, et il faut transposer ces enseignements là où il y a des lacunes. »

Madame Landa a fait remarquer que si elle suit ses représentants locaux sur les réseaux sociaux, elle tient aussi à s’assurer que son vote sera compté – même si cela signifie avoir recours à des méthodes quelque peu désuètes. « Je pense que les jeunes peuvent se mobiliser tout en voulant que le processus électoral soit sûr », a-t-elle déclaré.

M. Brison pense que ce type d’hybride numérique-analogique est la voie à suivre pour encourager une nouvelle génération d’électeurs mobilisés. « Nous avons l’occasion de susciter la mobilisation authentique de plus de citoyens pour nous aider à façonner les politiques qui régissent nos pays, a-t-il déclaré. Mais le système ne fonctionne que si les citoy. »

1 Sénateur Marco Rubio
2 CTV News

 


À propos des discussions avec les experts

Joignez-vous à nous dans le cadre d’une série d’événements virtuels, durant lesquels nous aborderons la façon dont 2020 a changé à jamais la façon dont nous vivons et travaillons. Nous ferons une comparaison avec les années précédentes, discuterons de nos apprentissages en 2020 et des perspectives des experts pour 2021. Nous nous pencherons sur sept sujets généraux pour vous aider à planifier l’avenir de votre entreprise et à assurer sa réussite.

La conférence se déroulera en anglais seulement.

Rattrapez les épisodes que vous avez manqués ou rejoignez-nous pour nos futurs épisodes:

Faire le point sur la situation avec vos gens juillet 29, 2020

L’essor de l’apprentissage virtuel  auout 12, 2020

La transformation du milieu de travail  août 26, 2020

L’évolution du processus démocratique septembre 9, 2020

Le talent repensé septembre 23, 2020

La vie de tous les jours a changé 7 octobre 2020

L’année 2020 façonnera toute une génération 21 octobre 2020


TRANSCRIPT

Eric Boles : Bonjour et bienvenue à un nouvel épisode de « La voie de la reprise :  Entretiens avec les spécialistes ». Je suis votre hôte, Eric Boles. Alors que la course à la présidentielle américaine s’intensifie, tout le monde s’entend pour dire que cette élection ne ressemble à aucune autre. Abstraction faite des candidats et des enjeux auxquels ils sont confrontés, c’est la manière dont nous, en tant que citoyens, allons participer au processus électoral, qui est différente. En fait, cette année, tout sera différent. Et certains changements pourraient être maintenus au-delà de 2020. Mes invités d’aujourd’hui, aux premières loges de cette période charnière, nous feront part de leurs idées et opinions sur ce qui se déroule en ce moment et ce que nous réserve l’avenir. Madame Cris Landa est la directrice de programme de Verified Voting, organisme non partisan qui se concentre sur le rôle essentiel de la technologie dans les élections. M. Scott Brison est vice-président du conseil de BMO Marchés des capitaux et ancien président du Conseil du Trésor du Canada. Et M. David Jacobson est délégué du conseil de BMO Groupe financier et ancien ambassadeur des États-Unis au Canada. Je tiens à vous remercier tous de vous joindre à moi aujourd’hui. Et pour ceux qui nous écoutent sur LinkedIn, nous répondrons à vos questions en direct à la fin de l’émission. Alors faites-nous part de vos questions et commentaires. Nous allons donc nous y mettre tout de suite. Pour rappel, quel est le processus qui permet de choisir un président aux États-Unis, et comment les campagnes électorales ont-elles évolué pour fonctionner dans ce système? Cris, j’aimerais commencer par vous.

Cris Landa : Merci beaucoup, Eric. Et merci à vous tous d’être avec nous aujourd’hui. Aux États-Unis, l’élection présidentielle se déroule un peu différemment parce que le processus est fondé sur le collège électoral, inscrit dans la Constitution des États-Unis. Ainsi, chaque État des États-Unis dispose d’un certain nombre de grands électeurs, et ce nombre est basé sur le nombre de représentants et de sénateurs au Congrès de l’État en question. Tous les États ont deux sénateurs et au moins un représentant, et le nombre total des représentants dépend de la population de l’État. C’est pourquoi vous entendez parler de certains États comme le Texas ou la Californie qui sont très peuplés et qui ont plus de voix au collège électoral, et de certains États comme le Michigan ou la Pennsylvanie ou la Floride qui comptent vraiment, n’est-ce pas? Parce qu’ils passent d’un parti à l’autre selon les différentes élections.

Cris Landa : Il faut donc se rappeler deux ou trois choses importantes. Tout d’abord, il faut 270 voix du collège électoral pour remporter une élection présidentielle. Ensuite, il y a une date importante. Le 8 décembre, c’est une date butoir. C’est le moment où les grands électeurs votent et la date à laquelle les votes sont certifiés. La raison pour laquelle je souligne ce point, c’est que les gens n’en parlent pas habituellement, mais cette année, l’élection a lieu dans un contexte inédit et il va falloir plus de temps pour compter ces votes. Et il y a en fait un projet de loi qui a été déposé qui reporterait la date limite de cette clause dite « de bon port » jusqu’au 1er janvier en raison de la pandémie.

Eric Boles : Merci, Cris. David, pouvez-vous nous parler un peu de cela également, du point de vue des campagnes?

David Jacobson : Eh bien, tout d’abord, Eric, je suis d’accord avec Cris. Nous n’avons pas d’élection nationale pour le président des États-Unis. Nous avons 50 élections d’État. Et comme Cris l’a souligné, certains États sont plus importants que d’autres. Si vous vivez dans un État sûr comme l’Illinois, nous ne voyons pas beaucoup de publicités à la télévision ou d’affiches partisanes à l’avant des maisons. En revanche, si vous êtes dans le Wisconsin, en Caroline du Nord ou en Arizona, c’est tout ce que vous voyez à la télévision. En termes de stratégie, tout cela est très compliqué, je suppose, à un certain niveau, mais à un autre niveau, c’est très simple. Vous voulez 270 votes électoraux. C’est ce qui vous importe. Et vous regardez pour voir quels États se rangent de votre côté, du moins assez certainement. Je serais très surpris, par exemple, si la Californie ne penchait pas pour Joe Biden et l’Alabama pour Donald Trump. Mais il y a aussi ces États qui sont un champ de bataille. C’est là que se trouve tout l’intérêt. Et vous devez faire très attention à ce qu’en recueillant un vote dans un de ces États, vous ne perdiez pas un vote dans un autre. C’est donc un défi. Dans les années 1970, un livre a été écrit sur une campagne présidentielle, intitulé « Le marathon ». Et je pense qu’au fil des ans, si l’on en écrit un autre, son titre sera « L’ultra marathon ». C’est un processus long et fastidieux.

Eric Boles : Merci beaucoup. Scott, qu’en est-il des élections fédérales au Canada?

Scott Brison : Merci, Eric. Notre système repose sur le système parlementaire britannique, le modèle de Westminster. Il y a 338 députés à la Chambre des communes du Canada. Le premier ministre du Canada est en fait un député. Il est à la fois législateur et membre de l’exécutif du gouvernement en sa qualité de premier ministre. Donc, il faut être député. Chaque parti au Canada, et il y a les grands partis, le parti libéral, le parti conservateur, le parti néo-démocrate, qui est un parti social-démocrate, le Bloc Québécois, qui est unique au Québec et qui est là pour se concentrer sur les enjeux touchant le Québec, tous ces partis présentent des candidats. Les libéraux, les conservateurs, le NPD et les Verts présentent des candidats dans tout le Canada. Le Bloc uniquement au Québec.

Scott Brison : Pour former un gouvernement majoritaire, il faut 169 députés sur les 338. Cela signifie que si vous avez la pluralité des sièges, le nombre de sièges de votre parti, mais pas la majorité, vous aurez probablement la possibilité de gouverner comme gouvernement minoritaire. Donc, vous n’avez pas la majorité absolue des sièges, mais si on prend un enjeu donné, ou si on prend ça loi par loi, il vous est possible de gouverner pendant un certain temps ainsi. C’est la situation maintenant. Le gouvernement libéral dirigé par le premier ministre Trudeau est minoritaire et bénéficie d’un soutien ponctuel pour chaque projet de loi afin de maintenir le gouvernement et de faire progresser la législation.

Scott Brison : Et le processus de sélection de la direction de chaque parti permet à chaque parti de choisir un chef. Ce chef n’est pas seulement un député de sa propre circonscription, mais il cherche en fait à obtenir l’appui des citoyens de tout le pays pour son parti. Vous votez donc à la fois pour votre représentant local en tant que député, mais aussi pour le premier ministre et le parti politique qui gouvernera votre pays, le Canada.

Eric Boles : Je vois, je vois. Merci pour ça, Scott. Avant même de passer à notre prochaine question, je tiens à rappeler à ceux qui nous écoutent en direct sur LinkedIn de continuer à nous faire part de leurs commentaires et à nous poser leurs questions. Maintenant, passons à la prochaine question, ce sera très intéressant. La question numéro deux est donc la suivante :  en quoi la numérisation des élections a-t-elle modifié la façon dont les gens font campagne? David, je vais commencer par vous.

David Jacobson : Je pense qu’il y a deux aspects. Et je prends en quelque sorte part à ce processus depuis longtemps, donc j’ai pu voir la transition. Un aspect concerne le financement, et l’autre, le message. En ce qui concerne le financement, la collecte de fonds si vous voulez, ce que les vieux routiers comme moi voient comme « le bon vieux temps », un pourcentage très élevé des fonds recueillis par un candidat provenait de contributions d’une valeur élevée. Aujourd’hui, la limite est de 2 800 $ pour les primaires, 2 800 $ pour l’élection générale. Mais avec la prolifération de l’Internet, des réseaux sociaux et autres, une part disproportionnée des fonds recueillis sont de petites contributions. Il vaut mieux que quelqu’un donne 5 $ que 2 800 $, car celui qui en a donné 5 $ peut donner 5 $ de plus, et 5 $ de plus, et ainsi de suite. La personne qui a donné 2 800 $, pour elle, c’est fini, elle a contribué le maximum. Je pense que la meilleure preuve de ce changement est une annonce faite il y a quelques jours, où Joe Biden a indiqué avoir recueilli 365 millions de dollars en août. C’est beaucoup d’argent. Et cela ne serait jamais arrivé avant l’ère de l’Internet.

David Jacobson : En ce qui concerne le message, et je pense que tout le monde le comprend, pas seulement nous quatre, mais tous ceux qui nous écoutent sur LinkedIn aussi, c’est que les médias sont devenus très balkanisés. Autrefois, je suis un vieux monsieur, que voulez-vous… Dans le bon vieux temps, il y avait trois réseaux de télévision aux États-Unis, et ils étaient tous trois relativement neutres. Aujourd’hui, les médias, et certainement les médias télévisuels sont très différenciés. Si vous regardez un moment Fox News, et que vous vous tournez ensuite vers MSNBC, vous pensez en quelque sorte qu’ils font des reportages sur deux univers différents. C’est vraiment très différent. Et les réseaux sociaux et d’autres parties d’Internet peuvent être encore plus extrêmes. Donc, cela a beaucoup changé. Les gens ont tendance à obtenir leurs informations à partir d’endroits qui les confortent dans leurs croyances et valeurs [inaudible 00: 09: 49].

Eric Boles : Oui, je vois. Merci pour ça. Scott, qu’en dites-vous?

Scott Brison : Dans le bon vieux temps, pour reprendre l’expression, une des raisons pour lesquelles nous faisions autant de porte-à-porte était pour nous permettre de comprendre, individuellement et collectivement, les gens qui votaient. Nous posions des questions pour comprendre quels sujets leur tenaient à cœur. Et une bonne campagne permettait d’en faire le suivi et de comprendre, sur le plan macro et micro, quelles positions rejoignaient les électeurs, quelles étaient les préoccupations des citoyens avant de prendre leur décision le jour des élections. Aujourd’hui, avec le numérique, tout cela se passe à une vitesse fulgurante.

Scott Brison : Et David a tout à fait raison. Cela a contribué à la balkanisation et à la polarisation des points de vue. Ça les a renforcés. Les gens qui ont une certaine perspective politique écoutent les mêmes informations aujourd’hui. Ils lisent les mêmes blogues. Ils suivront les mêmes sites web et obtiendront leurs renseignements des mêmes sources. Les partis politiques peuvent cibler des enjeux très précis pour obtenir le soutien de personnes que l’on appelait autrefois les électeurs à cause unique. Aujourd’hui, vous pouvez constituer une coalition numérique de personnes qui n’ont pas grand-chose en commun entre elles, si ce n’est leurs points de vue étroits sur des questions particulières. Cela représente un défi de taille pour les partis et pour les représentants politiques qui veulent réellement bâtir une nation et non pas seulement exploiter les différences.

Eric Boles : Wow. Belle analyse, Scott. Cris, c’est le monde dans lequel vous vivez, faites-nous part de vos réflexions à ce sujet.

Cris Landa : Oui. J’ajouterai qu’il y a aussi beaucoup plus de possibilités de désinformation, ne croyez-vous pas? Avec la prolifération des réseaux sociaux, etc., nous en avons déjà fait l’expérience, particulièrement en 2016. Et les gens n’étaient peut-être pas aussi sensibilisés, je pense, aux conséquences réelles de cette désinformation sur les élections. Je pense qu’on a évolué un peu. Vous commencez à voir les entreprises technologiques en faire plus pour essayer de signaler les choses qui devraient faire l’objet d’une enquête, départager les faits de la fiction. Mais je pense qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire en ce qui concerne les campagnes de désinformation massives qui sont menées et la difficulté à les contrôler à l’ère numérique.

Eric Boles : Oui, je vois. Je vois. On m’a dit un jour que nos actions et nos décisions ne sont pas plus sages que les informations sur lesquelles elles reposent, n’est-ce pas? Donc, la source de cette information est très importante, je pense. Scott ou David, avez-vous d’autres idées avant que nous passions à la question suivante?

David Jacobson : Je pense que nous avons fait le tour de la question.

Scott Brison : Oui. Et ceux d’entre nous qui ont longtemps joué dans l’arène politique se sont toujours plaints des médias traditionnels… mais je pense que la plupart d’entre nous aimeraient les retrouver aujourd’hui. Un peuple intelligent, informé, centriste, oui avec des préjugés. Mais par rapport à aujourd’hui, j’accueille plus volontiers les sources médiatiques traditionnelles que je ne l’ai peut-être fait jusqu’à présent.

Eric Boles : Ouis, je comprends. Je vois.

David Jacobson : Je pense que la seule chose que je dois ajouter, Eric, est une citation assez célèbre de Daniel Patrick Moynihan, un sénateur qui a dit un jour à quelqu’un que chacun avait le droit à sa propre opinion, mais pas à ses propres faits. La télévision et les réseaux sociaux reflètent beaucoup trop les propres faits de chacun.

Eric Boles : En effet.

Scott Brison : On disait autrefois que celui qui détenait la presse détenait le pouvoir. Aujourd’hui, quiconque dispose d’une connexion numérique a effectivement accès au pouvoir de la presse dans une certaine mesure. Et ils peuvent avoir un nombre important de partisans parmi un groupe restreint de personnes qui sont d’accord avec eux.

Eric Boles : Oui, oui.

Cris Landa : Oui. Et je pense [diaphonie, 00: 14: 07]. Désolée, allez-y.

Eric Boles : Oh, non. Je-

Cris Landa : Cela donne aussi des outils aux nouveaux candidats, alors qu’ils n’en avaient pas auparavant, n’est-ce pas? Je pense donc que certaines choses sont plus accessibles à l’ère du numérique qu’elles ne l’étaient auparavant.

Eric Boles : Oui. Une des choses que j’allais dire, Cris, d’un côté, on peut voir le positif et de l’autre, le défi, n’est-ce pas? Le plafond est plus difficile à atteindre, mais dans certains cas, le plancher a été abaissé. Donc, il faut un équilibre entre les deux. Je tiens à dire qu’il s’agit là d’excellentes réflexions sur ce sujet intéressant. Nous aimerions donc entendre le public. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à nous en faire part. J’ai une autre question à poser, et je vais commencer par Scott et David, mais la question est de savoir comment les congrès et les rassemblements virtuels ont changé la façon de mobiliser les gens. Scott et David, vous avez été très actifs dans de tels environnements. Scott, nous allons commencer par vous.

Scott Brison : Eh bien, regardez. Des gens comme David et moi, qui avons participé au processus politique, nous avons adoré les congrès. Nous avons adoré les chapeaux rigolos, les groupes, le battage, l’hospitalité…

David Jacobson : La bouffe…

Scott Brison : Tous les quelques petits vices auxquels nous avons été exposés lors de ces rassemblements. Mais nous étions les initiés. Bien sûr, nous avons aimé ça. C’était génial. Mais le côté positif, c’est que le numérique ouvre la voie à plus de gens, et non pas seulement à ceux qui ont les moyens d’aller à ces congrès, qui sont généralement une élite. Ça démocratise la chose. Les gens ont la possibilité de laisser leur marque sur les partis politiques, les mouvements politiques, et de choisir de façon numérique les dirigeants politiques, c’est un plus en particulier pour les jeunes et les minorités. Cela représente, je pense, en général, un progrès. David et moi ne nous amusons peut-être plus autant qu’avant dans les congrès, mais c’est un petit prix à payer pour un processus politique plus inclusif.

David Jacobson : Je suis tout à fait d’accord avec ce que Scott vient de dire. Ça me manque, à moi aussi. Mais la COVID-19 m’a appris qu’il y a deux choses dont je n’ai plus besoin :  les cravates et les congrès politiques. Il y avait beaucoup d’appréhension à propos des congrès des partis démocrate et républicain. Comment cela allait-il se passer? Je pense qu’ils ont été tous les deux plus efficaces que ce que nous avions connu dans le passé. Les discours étaient heureusement plus courts. Ces discours étaient plus persuasifs. Et je pense en particulier que nous avons eu l’occasion de voir des électeurs moyens donner leur version des faits sur quelque chose. Du côté des démocrates, il y en a eu quelques-uns qui m’ont marqué. Il y avait un jeune homme qui bégayait, et le vice-président Biden, qui avait aussi ce trouble de la parole, qui l’a toujours, et qui lui parlait des moyens de surmonter ce trouble. Et une autre fois, il y avait un chef de train et le vice-président a pris le train entre Wilmington et Washington pendant de très nombreuses années. Du côté républicain, il y avait une femme qui avait été graciée pour un certain comportement criminel par le président Trump, qui s’était fait le champion de la réforme de la justice pénale. Il y avait un policier qui avait adopté le bébé d’un toxicomane. Ils étaient très persuasifs parce qu’ils étaient très humains. Et je pense que nous allons voir plus de cela, même après la disparition de la COVID, et le plus tôt sera le mieux.

David Jacobson : La seule autre chose que je dirai à propos de ces congrès, c’est que ça n’a pas fait bouger grand-chose. Vous savez, les sondages montraient qu’en moyenne, avant les congrès, Biden avait une avance de sept ou huit points. Et aujourd’hui, c’est encore sept ou huit points d’avance pour Biden en moyenne selon les sondages. Il a peut-être cimenté une partie du vote, encore moins de gens au centre pouvant être persuadés, mais cela ne semble pas avoir changé sensiblement les choses. Je ne sais pas si les autres voient les choses différemment.

Eric Boles : Oui, je vois. Avant de passer à la question suivante, je tiens à répéter à ceux qui nous écoutent, n’hésitez pas à nous faire part de vos questions ou de vos réflexions, afin que nous puissions en mentionner quelques-unes à la fin. Une chose que je tiens à souligner, c’est que nous parlions de la façon dont ces congrès virtuels ont en fait créé une plus grande mobilisation. Je pense que beaucoup d’entreprises constatent aussi la même chose. Vous savez, ces personnes triées sur le volet qui voyagent, qui se rendent ailleurs pour assister à des réunions, parce qu’elles ont les ressources pour le faire. Maintenant, tout d’un coup, toute l’entreprise peut participer à ces événements. Les entreprises constatent aussi une augmentation de la mobilisation, ce qui résume bien ce dont nous parlons ici, plus de gens peuvent participer. Cris, je vais commencer par vous. Et la question qui se pose, c’est qu’il y a eu beaucoup de controverse autour du vote par correspondance, alors comment cela fonctionne et pourquoi ne pouvons-nous pas simplement passer au vote en ligne?

Cris Landa : Oui. Donc, je pense tout d’abord qu’il est important de dire que le vote par correspondance existe depuis la guerre de Sécession. C’est une façon de voter qui a fait ses preuves. Beaucoup de gens votent par correspondance. Je pense donc qu’il faut penser à la controverse en termes d’époque, mais le processus actuel est très sûr. Encore une fois, chaque État dispose de ce processus. Il s’agit en fait d’intensifier le processus plutôt que d’en créer un nouveau. Le vote en ligne serait un nouveau système à créer, et il n’est pas sécurisé. Les experts en cybersécurité et les informaticiens sont presque unanimes à ce sujet, et estiment que nous n’y sommes pas encore, sur le plan de la sécurité. C’est beaucoup trop risqué en ce moment, vous savez? Il n’est pas uniquement question d’assurer la sécurité des voix. Il faut aussi que le processus demeure anonyme. Beaucoup de gens diront :  « Oui, mais je peux faire des opérations bancaires en ligne. Pourquoi ne puis-je pas voter en ligne? » Eh bien, vous pouvez vérifier l’opération, le magasin peut vérifier l’opération, la banque peut vérifier l’opération. Il y a beaucoup de contrôles et de vérifications qui ne sont pas possibles dans un système de vote anonyme. Et rien de tout cela n’est sécurisé. Et franchement, il y a beaucoup de fraudes, n’est-ce pas? J’ai eu des frais frauduleux sur ma carte de crédit, et la banque peut ensuite me rembourser. Cela ne peut tout simplement pas arriver dans le cadre d’une élection. Nous ne pouvons pas mettre notre démocratie en danger.

Eric Boles : Cris, ce que vous dites est plein de sens. Pendant que nous abordons ce sujet, dites-moi, David, ce que vous en pensez.

David Jacobson : Je suis tout à fait d’accord avec le point de vue de Cris. Le vote par correspondance est très sûr, mais il existe quand même un gros problème. Je pense que c’est très fondamental pour notre système et que les médias devront faire preuve d’une grande retenue le soir du 3 novembre, ainsi que les 4, 5 et 6 novembre. Parce que dans la plupart des États, pas tous, mais la plupart, les bulletins de vote par correspondance sont comptés en dernier. Le premier jour du scrutin, il faudra comptabiliser les personnes qui se sont présentées ainsi que les votes par anticipation. Et selon de nombreuses projections, on pense que les votes par correspondance seront inégaux pour les deux partis. Il est donc tout à fait possible, en fonction de 30 % ou 40 % des votes comptés le soir du scrutin, qu’un camp se retrouve en tête. Et puis que le calcul des votes se poursuivant au cours des jours suivants, peut-être de la semaine suivante, place l’autre camp en tête. Tout le monde doit faire très, très attention, et ne pas commencer à nommer les gagnants avant de savoir que tous les votes ont été comptés. Car la pire chose qui puisse arriver serait que les gens perdent confiance dans notre système. Que les gens perdent confiance dans le résultat, que les gens perdent confiance dans la démocratie. Et c’est une chose dont nous devrions tous nous inquiéter.

Cris Landa : Je pense que l’exactitude doit primer sur la rapidité, n’est-ce pas? Nous voulons des résultats les plus précis possible, pas les résultats les plus rapides. Nous voulons nous assurer que chaque vote a été compté. Il y a des gens qui attendent longuement en ligne pour voter. Cette année, le processus est compliqué. Nous devons respecter l’effort qui a été fait, pas vrai? Il faut s’assurer que tous les votes soient comptés et que nous pouvons faire confiance aux résultats.

Eric Boles : Vous, Scott, qu’en pensez-vous?

Scott Brison : Oui. Et j’aimerais ajouter à cela. Il est évident que la précision est essentielle et que l’intégrité du système est cruciale, mais l’accès au système, augmentant le niveau de participation, l’est tout autant. Je crois qu’avec le temps, la participation en ligne aux élections, y compris le vote en ligne, est la voie de l’avenir. Je suis d’accord avec Cris en ce qui concerne les défis technologiques, en termes de sécurité et d’anonymat, mais je pense que les pays devraient y participer. Et les organisations qui organisent des élections dans ces pays doivent se concentrer sur les façons de développer l’intégrité, la sécurité, les cartes sécurisées, y compris l’anonymat des systèmes de vote, parce que pour les jeunes d’aujourd’hui, ils font tout numériquement. Nous voulons qu’ils participent aux élections, mais ils font partie d’une nation Netflix, alors que nous leur demandons de participer à des élections avec des technologies de l’époque révolue des clubs vidéo Blockbuster. C’est pas mal anachronique pour beaucoup d’entre eux.

Scott Brison : Donc, je dirais seulement que je suis d’accord avec Cris en ce qui concerne la préoccupation qu’elle exprime à juste titre sur la sécurité et l’anonymat, mais je pense que les pays devraient travailler sur des choses comme des pièces d’identité numériques émises par les gouvernements, qui sont sécurisées et qui ont recours à la double authentification. Nous devrions examiner ce que des pays, des petits pays comme l’Estonie, font. Ce qu’ils ont fait en termes de numérique est très impressionnant.

Scott Brison : Mais je pense qu’en fin de compte nous pouvons organiser de meilleures élections qui incluent plus de personnes, de la même manière que le numérique a contribué à rendre les congrès plus accessibles, même si c’est moins amusant pour David et moi d’une certaine façon. Le numérique a cette capacité en termes de participation électorale. Nous devons assurer la sécurité et l’anonymat, mais je ne pense pas que nous devrions nous contenter d’attendre que cela se produise. Cela devrait faire partie d’un effort concerté des pays dans un sens multilatéral, car tous les pays démocratiques bénéficieraient d’avancements et de progrès à ce chapitre.

Eric Boles : J’ai deux questions ici, et il nous reste environ quatre minutes. Ce que vous venez de dire, Scott, est une entrée en matière parfaite pour cette première question. J’en ai aussi une autre, pour David. La première question est la suivante :  Pensez-vous, Cris, que dans le contexte actuel, les jeunes continueront de participer au processus électoral numérique s’ils ne peuvent pas voter de cette manière?

Cris Landa : Oui, je suis une jeune personne, moi, n’est-ce pas? Je pense que je suis peut-être la plus jeune ici! Et se suis mobilisée, numériquement.

David Jacobson : C’est déjà beaucoup.

Cris Landa : Je suis toutes les personnes qui me représentent, depuis le conseil municipal jusqu’aux réseaux sociaux, parce que pour moi, c’est une bonne façon de découvrir ce que ces gens font et d’établir une connexion avec eux. Mais je veux aussi m’assurer que mon vote est comptabilisé. Et pour l’instant, je ne fais pas confiance au système en ligne pour m’assurer que mon vote sera compté de manière sûre et précise. Je pense donc que les jeunes peuvent se mobiliser tout en voulant que le processus électoral soit sûr. Nous avons beaucoup à apprendre des États où la participation électorale des jeunes est plus élevée et découvrir ce qu’ils font et voir si nous pouvons appliquer ces leçons dans d’autres États. Je pense à l’inscription en ligne des électeurs, par exemple. Il y a beaucoup à apprendre des États où le taux de participation est plus élevé, et il faut transposer ces enseignements là où il y a des lacunes.

Eric Boles : Parfait, merci. Alors cette dernière question est pour vous, David, le temps nous presse. Cette question nous vient de Nelson. Et la question est de savoir comment les médias traditionnels pourraient avoir un impact sur le processus démocratique en mutation. Donc, comment les médias traditionnels peuvent-ils avoir un impact sur le processus démocratique en évolution.

David Jacobson : Eh bien, c’est déjà le cas dans le sens de cette balkanisation, en ce sens qu’un certain nombre de journaux, de réseaux de télévision ou de radio, beaucoup d’entre eux, pas tous, mais beaucoup d’entre eux ne sont pas perçus comme modèles de neutralité. Ils veulent en découdre. Ils doivent prendre parti. Et je pense que cela fait partie de... C’est vraiment le produit. C’est le produit final. Ce n’est pas la cause, mais cela a certainement cimenté les divisions politiques, les camps politiques dans lesquels les gens sont enfermés aux États-Unis. Et mon propre avis est que ce n’est pas bon. Et ce que j’espère, c’est qu’on reviendra... Eh bien, nous n’y reviendrons probablement jamais, et il ne faudrait pas que nous en revenions à seulement trois réseaux de télévision, mais à des médias plus pondérés. On parle parfois des médias grand public, qui se situent plus au milieu. Je pense que ce serait mieux pour le processus démocratique, ce serait mieux pour le pays. Je vous assure que ce serait mieux pour moi.

Eric Boles : Vraiment. Merci pour ça. Il nous reste environ une minute. Scott, voulez-vous ajouter quelque chose, à propos de cette dernière question? Ou peut-être avez-vous une réflexion pour les gens qui nous écoutent?

Scott Brison : Oh, simplement que nous avons l’occasion de susciter la mobilisation authentique de plus de citoyens pour nous aider à façonner les politiques qui régissent nos pays, par l’intermédiaire de gens qui nous représentent. Je pense que Cris est très inspirante, je pense que, pour les jeunes, il est possible de conjuguer numérique et analogique... Vous avez une passion pour votre pays et pour la politique et pour le gouvernement parce que la politique et le gouvernement importent, et vous pouvez réellement élaborer une stratégie à la fois numérique et analogique qui peut réellement forger l’avenir du pays. C’est toujours une bonne nouvelle. Et les citoyens des États-Unis et du Canada, ainsi que de tout pays gouverné démocratiquement, ne devraient jamais tenir cela pour acquis. Mais le système ne fonctionne que si les citoyens se sentent concernés, posent des questions et participent consciencieusement et activement. Sans cela, de mauvais dirigeants sont élus par des gens qui ne votent pas.

Eric Boles : Oui. Je veux remercier chacun d’entre vous. Cela a été très instructif. Merci, Cris. Merci, Scott. Merci, David. Et merci à tous ceux qui nous ont suivis en direct sur LinkedIn. J’espère que la présentation d’aujourd’hui vous a plu. N’oubliez pas de vous joindre à nous à nouveau le 23 septembre prochain à midi, heure de l’Est, 11 h, heure du Centre pour un autre épisode en direct sur LinkedIn, lorsque nous discuterons de la façon dont 2020 a changé la façon dont les entreprises considèrent le talent. D’ici là, merci de vous être joints à nous pour cet entretien avec les spécialistes, alors que nous nous engageons sur la voie de la reprise. Merci à tous.

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