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Envisager la réouverture

 

Alors que le nombre de cas de COVID-19 a dépassé les 2,4 millions dans le monde lundi, Brian Belski, Stratège en chef des investissements chez BMO Marchés des capitaux, a animé une table ronde avec des experts de BMO pour discuter de l’évolution récente de la pandémie. Ont également participé à cette conférence téléphonique Michael Gregory, Économiste en chef délégué, BMO Marchés des capitaux et Steven Bell, gestionnaire de placements et économiste en chef, BMO Gestion mondiale d’actifs. Le Dr John Whyte, médecin-chef de WebMD, a participé à la discussion en qualité d’invité spécial pour expliquer les plus récents événements médicaux de la semaine.


Le balado Faits saillants COVID-19 de BMO est diffusé en direct sur toutes les grandes plateformes, dont AppleGoogle et Spotify.


 

Le Dr Whyte a ouvert la discussion pour dire que, au moment où la courbe de la propagation commence à s’aplanir en Amérique du Nord, les États-Unis ont préparé des lignes directrices pour une réouverture graduelle de son économie, dès cette semaine dans certains États.

Au 20 avril, on dénombrait plus de 2,4 millions de cas de coronavirus signalés dans le monde, avec quelque 166 000 décès.

Aux États-Unis, on a enregistré environ 760 000 cas de COVID-19, avec plus de 40 000 personnes décédées de la maladie, dont près de la moitié dans l’État de New York.

Au Canada, 34 786 cas ont été signalés jusqu’à maintenant, avec environ 1 580 décès, la majorité de ces cas et décès étant au Québec et en Ontario.

« Au Canada, il semble effectivement que la courbe s’aplanit. Pour le nombre de cas et le nombre de décès, le taux a diminué, et nous constatons une évolution analogue aux États-Unis, mais cela varie par région et par localité, indique le Dr Whyte, qui a été directeur des affaires professionnelles et de l’engagement des intervenants au centre d’évaluation et de recherche sur les médicaments de la USFDA avant de se joindre à WebMD.

Lignes directrices de Trump

Les chiffres sont encourageants, dit le Dr Whyte, ce qui a incité le président Donald Trump à présenter des lignes directrices la semaine dernière pour une réouverture graduelle de l’économie américaine. Dans un document de 18 pages, les lignes directrices laissent la décision ultime de la réouverture ou non au gouverneur de chaque État, mais donnent certaines conditions préalables.

D’abord et avant tout, avant de rouvrir, les États doivent pouvoir démontrer : une tendance à la baisse dans le nombre de cas de coronavirus confirmés; une capacité hospitalière suffisante pour traiter les patients; la présence d’un solide programme de tests, y compris des tests d’anticorps pour les travailleurs de la santé à risque; et la mise en place d’un plan approprié de traçage des contacts.

La réouverture aura lieu en trois étapes. À l’étape I, les mesures existantes restent en place pendant que certaines entreprises, dont les salles de gymnastique, sont autorisées à rouvrir si la distanciation sociale est possible. De même, certaines opérations électives peuvent avoir lieu. À l’étape II, les États et les régions sans signe d’une deuxième vague de la COVID-19 peuvent permettre aux voyages non essentiels de reprendre, aux écoles de rouvrir et les grands établissements et bars peuvent fonctionner avec un nombre de places réduit. L’étape III, recommandée seulement pour les États qui ne montrent aucun signe de sommet des cas, permettrait la reprise des interactions publiques, y compris les visites aux résidences pour personnes âgées. Elle permettrait aux bars et restaurants d’accroître leur capacité et pour les employeurs de doter le milieu de travail en personnel, sans restrictions.

« Plusieurs États ont déjà commencé à parler de la date où ils pourraient alléger les mesures. L’Idaho et le Dakota du Nord ont informé les entreprises non essentielles de se préparer pour une réouverture graduelle à compter du 1er mai. Le Montana lèvera les restrictions le 24 avril », indique le Dr Whyte, citant certains exemples parmi tant d’autres.

« Je suis convaincu que nous voyons la lumière au bout du tunnel, mais nous devons agir avec soin et de façon délibérée, et nous avons besoin des signes pour guider tout cela, et ce sera itératif », dit le Dr Whyte. « Nous connaîtrons des cahots, des hauts et des bas, mais je crois que nous commençons enfin à faire plier la courbe et à parler de la façon dont nous pouvons commencer à revenir à une certaine normalité. »

Un tunnel sombre

Michael Gregory, économiste en chef délégué, reconnaît certains signes d’une lumière au bout du tunnel, mais prévient également que « nous obtenons également un aperçu de combien ce tunnel est sombre et triste dans une perspective économique. »

Les données publiées la semaine dernière, dit-il, dénotent l’économie la plus faible depuis la Grande Dépression.

Données économiques canadiennes

Au Canada, seulement pour le mois de mars, le PIB a fléchi de 9 pour cent, dit-il, ce qui entraîne un recul de 2,6 pour cent du PIB pour l’ensemble du trimestre et un taux annualisé de plus de 10 pour cent.

« Ce sera le trimestre de plus faible que l’économie canadienne ait connu depuis le début de la collecte des données trimestrielles en 1961 », indique-t-il.

Le deuxième trimestre sera encore pire, ajoute-t-il, car bien que mars ait été un mois assez difficile, il avait commencé normalement, la distanciation physique et les fermetures d’entreprise n’étant entrées en vigueur qu’à mesure que le mois avançait.

M. Gregory affirme qu’il prévoit que le Canada dépassera son taux de chômage d’après-guerre de 13,8 %, et il a révisé la croissance globale du PIB pour l’année à une contraction de 6 pour cent, par rapport à 4,5 pour cent précédemment.

Données économiques des États-Unis

Aux États-Unis, les ventes de détail ont reculé de 8,7 pour cent en mars, le pire niveau depuis que ces données sont enregistrées, soit en 1967, malgré certaines anomalies.

« Il est très intéressant que, malgré les très mauvais chiffres en manchettes, dit M. Gregory, certains secteurs de la vente au détail s’en soient tirés un peu mieux. » Cela comprend des augmentations record pour les magasins d’aliments et boissons et pour les magasins de santé et de soins personnels, ainsi que des magasins de marchandises générales comme Costco – le tout en raison du stockage lié à la panique initiale.

Dans sa pire mesure depuis 1947, la production industrielle était en baisse de 4,7 pour cent en mars et les mises en chantier résidentielles ont chuté de 23 pour cent.

« Et n’oubliez pas, encore une fois, dit-il, que toutes ces piètres statistiques pour mars reflètent le fait que le mois a commencé en assez bonne forme, et ne se sont installées qu’à mesure que mois avançait et commençait à faiblir. »

De plus, 22 millions d’Américains ont demandé des prestations d’assurance emploi depuis quatre semaines, « et cela hissera sûrement le taux de chômage en territoire à deux chiffres pour avril, dit-il, probablement au-dessus du sommet d’après-guerre de 10,8 % qui avait été atteint en 1982. »

« Nous avons retranché un autre petit bout de nos prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année, continue M. Gregory. Nous nous attendons maintenant à ce que la croissance globale du PIB aux États-Unis diminue, en moyenne, de 5 pour cent cette année, en baisse par rapport à notre prévision précédente d’une contraction de 4 pour cent. »

Aussi dur que le ralentissement ait été, M. Gregory affirme que l’Amérique du Nord peut s’attendre à une robuste reprise de l’activité économique dès que les entreprises commenceront à rouvrir, soutenues par les mesures budgétaires et monétaires mises en place au Canada et aux États-Unis.

« À partir de la base très faible que nous connaissons, nous verrons une croissance économique plutôt forte pour lancer cette reprise et je crois que c’est le principal message ici, cette lumière au bout du tunnel ne touche pas seulement la distanciation sociale et physique, mais également la chance de commencer à voir l’économie croître encore une fois. »

Faiblesses du système euro

Steven Bell, gestionnaire de portefeuille et économiste en chef de BMO Gestion mondiale d’actifs, affirme que la pandémie de COVID-19 met en lumière certaines faiblesses du système euro, comme en Italie, qui a besoin de mesures de relance budgétaire massives, mais qui ne dispose pas de sa propre monnaie, ce qui entraîne des contraintes sur les écarts des obligations italiennes.

« L’Europe est notre région la moins favorite du côté des actions, dit M. Bell. Beaucoup, beaucoup moins intéressantes pour nous que les États-Unis. »

Il souligne, par exemple, une réponse politique beaucoup plus mitigée en Europe continentale qu’aux États-Unis. Oui, la Banque centrale européenne a été très active et très novatrice, dit-il, mais la réaction de la Réserve fédérale américaine a été plus importante et plus énergique.

Une deuxième vague

Certains pays en Europe sont intervenus rapidement pour contenir la pandémie de coronavirus et commence à parler de rouvrir leurs économies, mais M. Bell affirme que le test décisif pour la région viendra d’ici deux à trois semaines, lorsque les experts prévoient une deuxième vague d’infections.

« Si elle est petite et facile à contenir, tout ira bien. Si elle est importante et exige la réimposition de confinements complets, ce sera un scénario assez lugubre », dit-il. Plus important encore, la gestion de la réouverture en Europe sera probablement perçue comme un indicateur pour les États-Unis qui envisagent d’alléger les restrictions pour contenir le virus.

Chine

Malgré des mesures de relance budgétaires relativement limitées, M. Bell affirme que les marchés des actions en Chine a surpris à la hausse et constitue d’un des plus performants du monde depuis le début de l’année.

Cela « reflète presque sûrement le soutien officiel des institutions contrôlées ou influencées par le gouvernement qui sont intervenues sur le marché, dit-il.

Dans l’ensemble, l’Europe et les marchés émergents ont souffert gravement de cette crise atroce, ajoute-t-il. Le monde, eh bien, ne sera peut-être jamais plus le même. »

Marchés nord-américains privilégiés

Brian Belski, stratège en chef des investissements, BMO Marchés des capitaux souligne la force relative des marchés nord-américains par rapport à ses homologues dans des endroits comme l’Europe.

« Au moins à court terme, disons d’ici trois à six mois au moins, nous continuerons de favoriser ce que nous jugeons comme étant la relative stabilité des marchés nord-américains, non seulement les États-Unis, mais aussi le Canada.

Nous restons convaincus que le Canada est une proposition de valeur pour les États-Unis », ajoute-t-il, notant que les marchés canadiens ont maintenu leur rythme par rapport à ceux des États-Unis, ce qu’ils ne font généralement pas en des périodes comme celle-ci.

M. Belski indique qu’il reste d’avis que l’indice S&P 500 a touché son niveau plancher lié à la pandémie le 23 mars, bien que la route s’annonce cahoteuse devant nous. Il souligne, par exemple, les résultats sur le plan des bénéfices déclarés jusqu’à maintenant par les sociétés du S&P qui présentent beaucoup de négativité « au départ ».

« Le marché boursier nous dit que les choses iront probablement mieux que ne l’indiquent beaucoup de prévisions, (mais) sans douter que les bénéfices seront très mauvais, tout comme les données économiques, dit-il

Oui, nous allons voir un nouveau type d’activité normal, nous allons voir du changement, mais nous ne miserions jamais, au grand jamais, contre les ressources du consommateur américain pour ce qui est de revenir en force. »

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Brian Belski Stratège en chef - Placements
Michael Gregory, CFA Directeur général, économiste en chef délégué et chef du Service des études économiques aux États-Unis
Steven Bell Gestionnaire de portefeuille et économiste en chef, Solutions multiactifs, BMO Gestion mondiale d’actifs



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