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COVID-19 : 100 jours dans la bonne direction

 

Voilà maintenant plus de 100 jours que l’administration Biden a amorcé son programme de lutte contre le coronavirus; c’est dans ce contexte que le Dr. John Whyte, médecin-chef de WebMD, et la Dr. Allison McGeer, clinicienne-chercheuse principale à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum du Système de santé Sinaï, se sont joints à notre table ronde pour faire le point sur la lutte contre la troisième vague de COVID-19.

La situation en chiffres

Aux États-Unis, les chiffres montrent que la situation a considérablement évolué depuis la mise en place de nouvelles mesures destinées à augmenter le rythme des vaccinations et des tests, indique le Dr Whyte : le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens sur sept jours s’établit désormais à environ 49 000, alors qu’il était de 200 000 lors de l’arrivée au pouvoir de Joe Biden. De la même façon, la moyenne des nouveaux décès quotidiens sur sept jours est passée de plus de 3 000 en janvier à environ 650.

En ce qui a trait à la vaccination, environ 147 millions d’Américains, soit 45 % de la population, ont reçu une première dose du vaccin de Moderna ou de Pfizer et le tiers environ de la population est maintenant entièrement vacciné. Plus important encore, environ 85 % des Américains de plus de 65 ans ont reçu leur première dose, et près de 75 % ont reçu deux doses et sont pleinement immunisés.

« La campagne de vaccination est de ce point de vue un succès », estime le Dr Whyte, qui précise qu’il aimerait que le nombre de cas et de décès diminue beaucoup plus.

Réticence face aux vaccins

La campagne de vaccination a progressé à un tel rythme que la demande commence à diminuer : alors qu’en avril, le nombre de doses administrées chaque jour s’établissait à 3 à 4 millions, il est maintenant d’environ 2,6 millions. Le Dr Whyte estime cependant qu’il faut maintenant s’attaquer à la réticence que peuvent manifester certains à se faire vacciner. Dans la mesure où ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui sont principalement à l’origine des éclosions de cas actuelles, il est essentiel de mieux communiquer avec cette classe d’âge.

Les études montrent qu’environ 25 % de la population n’ont pas l’intention de se faire vacciner. Pour atteindre la cible, il faudra donc à la fois bien communiquer et offrir un accès facile et des incitatifs à la vaccination. Les professionnels de la santé doivent expliquer au public que la mortalité ne constitue pas le seul risque associé à la COVID-19, explique le Dr Whyte, et qu’il importe également de protéger la communauté.

« Il s’agit de l’un des arguments auxquels ceux qui hésitent à se faire vacciner sont le plus sensibles », ajoute M. Barclay; il précise que c’est entre autres ce besoin de protéger ceux qui l’entourent qui l’a convaincu de se faire administrer le vaccin d’AstraZeneca il y a quelques semaines.

Pour que l’accessibilité ne soit pas un obstacle à la vaccination, des cliniques de vaccination ont été ouvertes dans des centres commerciaux et des stations-service et les autorités sanitaires dans certaines régions rurales commencent à offrir de vacciner les gens chez eux.

Enfin, plus d’une centaine d’universités ont signalé à leurs étudiants qu’ils devront avoir été vaccinés pour pouvoir reprendre le chemin des campus à l’automne.

La situation au Canada

La Dre Allison McGeer, du Système de santé Sinaï, souligne tout le chemin parcouru ces derniers mois par les États-Unis, après leur piètre bilan des deux premières vagues de la pandémie.

« Je pense que nous voudrions tous en être là où en sont les États-Unis aujourd’hui, c’est dire à quel point les choses ont changé », ajoute-t-elle.

À l’heure actuelle, environ 40 % des Canadiens admissibles ont reçu leur première dose. Le Canada a donc environ six semaines, et peut-être même deux mois, de retard sur les États-Unis, selon la Dre McGeer. Contrairement aux États-Unis, le Canada suit la même stratégie que le Royaume-Uni, qui consiste à administrer une première dose au plus grand nombre de Canadiens possible, en partie parce que le Canada ne dispose pas encore de suffisamment de vaccins pour administrer une seconde dose à tout le monde.

L’un des principaux problèmes auquel se heurte le Canada depuis le début de la troisième vague, c’est que ses hôpitaux disposent de beaucoup moins de lits que ceux des États-Unis, explique la Dre McGeer. Certains services hospitaliers un peu partout au Canada sont donc à la limite de leurs capacités, compte tenu de la flambée actuelle d’admissions aux soins intensifs.

Maintenant que le nombre de cas commence lentement à diminuer dans la plupart des provinces (sauf en Alberta), la question est de savoir si le Canada peut enregistrer une baisse rapide des cas semblable à celle qu’a connue le Royaume-Uni sous l’effet conjugué de la vaccination et des mesures de confinement. Au vu de ce qui s’est passé au Royaume-Uni, la Dre McGeer estime que la situation au Canada pourrait connaître une amélioration marquée d’ici la fin du mois de mai ou du mois de juin, en fonction de la contribution relative des mesures de confinement et de la vaccination.

Les variants problématiques

Compte tenu du grand nombre de variants dits problématiques qui alimentent la vague de COVID-19 actuelle, tant au Canada qu’à l’étranger, la question est maintenant de savoir à quel point les vaccins sont efficaces contre ces variants. Les vaccins de Pfizer et de Moderna affichent des taux d’efficacité très élevés, de l’ordre d’environ 90 %, contre les variants connus, explique le Dr Whyte.

La clé, de l’avis des deux médecins, est l’immunité collective, pas seulement à l’échelle du pays, mais à l’échelle mondiale, dans la mesure où l’on retrouve les variants dans différents pays peu de temps après leur apparition dans leur pays d’origine.

« Pour vaincre ce virus, il faut considérer l’ensemble de la planète et offrir des vaccins à tous le plus rapidement possible », estime la Dre McGeer.

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