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Questions et réponses : comment transformer les défis économiques en possibilités

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L’économie mondiale a affronté toute une série de crises ces dernières années. Si les principales économies ont réussi jusqu’à présent à s’en remettre, peut-on en faire plus pour accroître leur résilience? Tel était le thème central de la table ronde « Fostering Economic Resilience », tenue lors du Toronto Economic Global Forum organisé par le Forum économique international des Amériques 2023. Brian Tobin, vice-président du conseil, BMO Groupe financier, animait la table ronde, qui mettait en vedette :

  • George Walker, président du conseil et chef de la direction, Neuberger Berman

  • Euan Munro, chef de la direction, Newton Investment Management

  • Deborah Flint, présidente et cheffe de la direction, Greater Toronto Airports Authority (GTAA)

  • Ben Meng, vice-président directeur, président du conseil pour l’Asie-Pacifique, responsable du capital-investissement à l’échelle mondiale et haut responsable de la durabilité, Franklin Templeton

Les conférenciers se sont penchés sur un certain nombre de sujets, dont la chaîne d’approvisionnement et la situation au Moyen-Orient. Ils ont également discuté de la façon dont l’intelligence artificielle peut aider à améliorer les déplacements et réduire les émissions de carbone.

Brian Tobin, ancien premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador et ministre du Cabinet fédéral de l’ex-premier ministre Jean Chrétien, a ensuite fait part de ses réflexions sur la façon de transformer les défis économiques en possibilités.

Q. : Quels sont les principaux points que vous retenez de cette table ronde?

R. : Le monde reste en proie à des risques considérables, compte tenu de la situation au Moyen-Orient et des combats qui se poursuivent entre la Russie et l’Ukraine. Cela dit, j’ai été agréablement surpris et encouragé par la confiance continue que les conférenciers ont exprimée au sujet de nos perspectives économiques actuelles et futures. Ils estiment également que les conflits, tant en Israël qu’en Ukraine, n’empêcheront pas, en soi, le monde de renouer avec la croissance.

En ce qui concerne Deborah Flint, sa vision pour Toronto est une véritable bouffée d’air pur. C’est une battante qui a piloté l’agrandissement de l’aéroport international de Los Angeles, au coût de 18 milliards de dollars. Et je pense que des travaux de grande ampleur s’annoncent également à l’aéroport Pearson; ce n’est qu’une question de temps avant que tout cela soit dévoilé au grand jour.

Q. : En fait-on assez pour accroître la résilience de l’économie mondiale?

R. : L’emploi toujours robuste à l’échelle mondiale – au Canada, aux États-Unis et en Europe – est un facteur primordial. Nous continuons de lutter contre l’inflation. Aux États-Unis, certains signaux indiquent que la Fed pense avoir fait tout ce qui devait l’être. Évidemment, elle pourrait changer d’avis dans un mois ou deux, ou dans une semaine ou deux, tout dépendant des circonstances.

Personnellement, je suis préoccupé par la démondialisation. Devons-nous être plus prudents que par le passé, en ce qui concerne nos chaînes d’approvisionnement? Absolument. Nous devons veiller à diversifier nos chaînes d’approvisionnement. Mais est-il réaliste ou pragmatique d’envisager de remplacer tous les biens que nous nous procurons en Chine en créant des chaînes d’approvisionnement plus près de chez nous, que ce soit à Winnipeg ou en Californie? C’est peut-être utopique. Il est important de diversifier ses chaînes d’approvisionnement et d’avoir plusieurs sources d’approvisionnement en pièces essentielles. Mais si chaque pays commence à s’entourer de murs et à ne compter que sur ses propres ressources, le coût de tous les produits grimpera.

Q. : Quel rôle les entreprises et les investisseurs jouent-ils dans la création d’économies résilientes?

R. : Il est important que les entreprises expriment de façon éloquente, constructive et non partisane notre préoccupation collective concernant l’échec du processus parlementaire et l’idée des gouvernements que nous pouvons retrouver la prospérité en augmentant les impôts.

L’autre problème a trait à l’avenir de la transition énergétique et aux engagements énormes nécessaires pour décarboner collectivement l’économie. Le premier ministre du Royaume-Uni, Rishi Sunak, est revenu sur les cibles prévues, et il n’est pas le seul dirigeant à le faire. Or, des chefs d’entreprise nous disent que nous sommes à un tournant en matière climatique, et que nous devons y faire face par des mesures concrètes.

Q. : Quel poids les critères environnementaux, sociaux et liés à la gouvernance (ESG) ont-ils dans la balance?

R. : Mon intuition me dit que la grande majorité des citoyens continuent de s’inquiéter des changements climatiques. Seule une minorité bruyante répugne à avancer. Il est très important que les décideurs et les politiciens ne confondent pas la voix bruyante d’une minorité avec les préoccupations et le point de vue du plus grand nombre. Cela ne signifie pas qu’il faille toujours écouter la majorité, mais sur cette question, je crois qu’il y a consensus. Si nous perdons de l’élan et freinons à l’heure où nous devons plutôt garder le pied sur l’accélérateur, nous pourrions perdre une occasion importante d’influer de façon significative sur le réchauffement planétaire et de jouer un rôle moteur dans la transition énergétique.

Q. : De quels types d’investissements avons-nous besoin pour accroître la résilience de l’économie mondiale?

R. : On pourra toujours se demander dans 10 ans si chaque sou dépensé l’a été judicieusement, mais l’Inflation and Reduction Act (IRA) a une incidence profonde sur la transition énergétique aux États-Unis. À moins que nous, Canadiens, préférions voir nos problèmes réglés par les technologies, les intervenants et l’expertise américains, nous devons être beaucoup plus actifs. Je félicite le gouvernement canadien d’avoir proposé des mesures en réponse à l’IRA dans le budget fédéral. Mais je suggérerais, ayant passé du temps aux États-Unis avec des intervenants de ce secteur, de mieux repenser notre niveau d’engagement financier et, dans la mesure du possible, d’en faire plus.

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Honourable Brian V Tobin, P.C., O.C. Délégué du conseil - BMO Groupe financier

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