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Le secteur minier et les facteurs ESG

 

Cette année, lors de notre 30e Congrès annuel mondial sur les mines et métaux, les producteurs se sont succédé sur le sujet de l’exploitation minière durable, à l’heure où d’innombrables métaux et minéraux sont appelés à jouer un rôle capital dans la transition vers un avenir énergétique sain et à faible intensité carbonique et dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

Cette année, les traditionnels discours sur les fusions et acquisitions, les nouveaux dépôts et les dépenses en immobilisations étaient entremêlés de discussions sur la réduction de l’empreinte carbone, la bonne gestion de l’eau, la protection de la biodiversité et la promotion du développement communautaire durable.

« Au cours des 30 dernières années, les préoccupations concernant notre impact sur l’environnement ont dépassé le stade des discussions ponctuelles entre quelques initiés pour être reconnues mondialement, à juste titre, comme le principal défi de notre temps », a déclaré Tom Butler, chef de la direction de l’ICMM au sujet des facteurs environnementaux, sociaux et liés à la gouvernance (« ESG »).

Ces remarques faisaient partie du premier volet de la série ESG Thought of the Day, qui se déroulait sur trois jours, chacun débutant par des réflexions générales sur le pointage ESG du secteur à la lumière des progrès actuels et futurs.

Jour I – L’environnement : un enjeu incontournable

Dans un secteur où le respect du territoire, de l’environnement et des ressources est indispensable pour mériter l’acceptabilité sociale, beaucoup de choses ont changé au cours des dernières décennies, en particulier du point de vue des enjeux environnementaux critiques tels que la gestion de l’empreinte carbone, l’utilisation de l’eau et la biodiversité, a déclaré M. Butler.

Alors que l’attitude du secteur vis-à-vis des changements climatiques pouvait autrefois s’apparenter à de l’inaction, les entreprises prennent aujourd’hui des mesures énergiques pour réduire leur empreinte carbone, en recourant par exemple à des combustibles plus efficaces ou à des sources d’électricité renouvelables.

Face aux pressions des parties prenantes et aux pressions liées aux coûts, les membres de l’ICMM tentent aussi de réduire davantage leurs impacts par le biais de l’initiative ICSV (Innovation for Cleaner, Safer Vehicles), qui vise l’amélioration de l’équipement mobile tout au long de la chaîne de valeur, a mentionné M. Butler.

« Les sociétés membres [de l’ICMM] se sont fixé des cibles ambitieuses; plusieurs se sont engagées à réduire de façon importante leurs émissions de carbone d’ici 2030 et visent des émissions nettes nulles d’ici 2050 », a-t-il souligné.

« Le problème le plus délicat, ce sont les émissions de catégorie 3, qui représentent environ 92 % des émissions totales des membres de l’ICMM, ce qui, je crois, est représentatif de l’ensemble du secteur », a poursuivi M. Butler, mentionnant les efforts encourageants déployés par certaines sociétés comme BHP Billiton et Rio Tinto pour collaborer tout au long de la chaîne de valeur en vue de réduire, voire d’éliminer les émissions de CO2 en aval. Les émissions de catégorie 3 sont les émissions indirectes qui se produisent tout au long de la chaîne de valeur d’une entreprise, alors que les émissions de catégorie 1 sont les émissions directes produites par ses activités et les émissions de catégorie 2, les émissions indirectes liées à sa consommation d’énergie.

« Depuis l’an dernier, nous travaillons avec les membres pour mettre au point une approche cohérente permettant de mesurer et de déclarer les émissions de catégorie 3, de façon qu’à l’avenir, toutes les parties prenantes puissent plus facilement évaluer les progrès accomplis. »

Au final, à mesure que se poursuit la transition vers une économie faible en carbone, il sera impossible de revenir en arrière, selon M. Butler, qui s’attend à voir de grands changements dans les procédés d’extraction à l’heure où les entreprises misent sur la technologie et l’automatisation pour réduire les impacts de leurs activités du point de vue des facteurs ESG.

« Les ingénieurs concevront les mines différemment dès le départ si on leur demande de faire tout leur possible pour qu’elles aient une valeur économique et sociale après leur fermeture », a conclu M. Butler.

Jour II – Les facteurs sociaux face à la pandémie

L’industrie a fait sien l’impératif moral de lutter contre la COVID-19, une maladie qui a touché de façon disproportionnée les plus vulnérables dans bon nombre de collectivités et régions qui accueillent nos mines, mais le secteur minier a réagi plus proactivement que de nombreux autres secteurs, selon Doug Morrow, directeur, Stratégie ESG à BMO Marchés des capitaux.

« L’industrie minière a généralement réagi plus rapidement et plus efficacement à la pandémie que d’autres secteurs; par exemple, de nombreuses sociétés ont distribué des trousses de dépistage à leurs employés et aux populations locales, ont fourni des services et des produits médicaux, notamment de l’équipement de protection individuelle, et ont mis en place des mesures d’hygiène et de soutien communautaire accrues », a déclaré M. Morrow au sujet du facteur « S ».

Alors que le rythme de la pandémie de COVID-19 s’accélérait, l’industrie a mobilisé des capacités de gestion de processus et des moyens logistiques considérables pour mettre de l’équipement, des connaissances et des ressources à la disposition des collectivités hôtes, a-t-il souligné. Sans surprise, les sociétés qui appliquaient les meilleures pratiques et entretenaient les meilleures relations avec la population locale avant la pandémie sont également celles qui ont su le mieux gérer les enjeux sociaux liés à la COVID-19.

Ce succès s’inscrit dans l’évolution importante qu’a connue le secteur minier depuis que M. Morrow a commencé à étudier les facteurs ESG qui lui sont propres, il y a presque 20 ans. Aujourd’hui, l’industrie est très consciente des défis sociaux liés aux projets miniers, ainsi que des risques et possibilités qui découlent des enjeux ESG.

Si de bonnes pratiques ESG sont synonymes de bonnes affaires, à l’inverse, de mauvaises pratiques suscitent l’opposition des collectivités, retardent les projets, augmentent les coûts des permis et nuisent à l’indispensable légitimité sociale des entreprises.

« D’après moi, ce qui a vraiment changé en 20 ans, c’est que pour les entreprises minières, un engagement communautaire fort n’est plus seulement souhaitable : il est devenu une condition essentielle de leur succès », affirme M. Morrow. « Une des raisons pour lesquelles l’industrie minière a pu réagir aussi efficacement à la pandémie de COVID-19 est l’importance qu’elle accorde de longue date aux enjeux de santé et de sécurité, y compris son expérience dans la mise en place de protocoles sanitaires améliorés dans les mines. »

En revanche, a-t-il précisé, l’industrie a encore des défis à relever. Certaines sociétés minières ne savent pas comment s’y prendre, en raison de la difficulté fondamentale de maintenir des relations productives avec les collectivités.

com « Aujourd’hui, les pratiques exemplaires ne se limitent plus aux programmes de développement communautaire, aux politiques sur les droits de la personne et aux politiques sur les droits des Autochtones », conclut M. Morrow. « Elles impliquent aussi un plan clair pour les populations locales après la fermeture des mines et une large consultation publique qui ne se limite pas aux responsables politiques locaux. »

Jour III – La gouvernance et le contrôle du message

Le troisième volet de la série ESG Thought of the Day était consacré à la gouvernance, dont on parle peu mais qui est, à maints égards, le facteur le plus important.

« Les facteurs ESG prendront de plus en plus de place dans les activités minières, et même si la lettre “G” vient en dernier, ce qu’elle désigne est loin d’être secondaire », a déclaré Dan Barclay, chef de la direction de BMO Marchés des capitaux, dans son allocution au sujet de la gouvernance.

En fait, une bonne compréhension de la politique de gouvernance d’une société joue depuis longtemps un rôle primordial dans les décisions de placement, mais la façon de l’envisager a évolué.

« Que l’on parle des propositions d’actionnaires plus fréquentes sur les droits de vote, des exigences strictes des bourses concernant la diversité du conseil ou de l’augmentation des attentes concernant la rémunération liée au rendement ESG, la gouvernance englobe de plus en plus d’aspects et impose des exigences croissantes aux sociétés », a expliqué M. Barclay.

Plutôt qu’un simple défi à relever, les sociétés minières devraient y voir une occasion de se montrer proactives, de contrôler leur message et d’attirer les investisseurs qui considèrent de plus en plus le rendement ESG comme un levier de création de valeur.

« La gouvernance a été davantage marquée par une évolution que par une révolution », a-t-il précisé, mentionnant la pression croissante sur les conseils d’administration pour qu’ils obligent leurs comités à rendre des comptes sur le plan des facteurs ESG et de la durabilité.

« C’est l’occasion de prendre les devants, d’élaborer des informations appropriées et d’établir des plans d’action au besoin », a ajouté M. Barclay.

L’essentiel, a-t-il indiqué, c’est que les sociétés expliquent précisément leur parcours ESG aux investisseurs; ainsi, elles pourront s’attribuer le mérite des progrès accomplis du point de vue de chacun de ces facteurs, tout en établissant un dialogue plus efficace avec les investisseurs.

Les sociétés minières peuvent aussi en faire davantage pour articuler leurs rapports ESG autour des incitatifs et de la rémunération, deux sujets qui font beaucoup parler dans tous les secteurs, et démontrer le lien entre les régimes de rémunération des dirigeants et la performance sur le plan des facteurs environnementaux, de la santé et de la sécurité au travail.

En moyenne, seulement une société de l’indice FTSE All-World sur 10 lie la rémunération aux facteurs ESG, contre à peu près le double dans le secteur des mines et métaux. Selon M. Barclay, cela témoigne des efforts que l’industrie déploie déjà pour gérer les risques déterminants pour sa légitimité sociale et le rendement de ses actifs.

« Le débat public sur ces liens, non seulement en ce qui concerne la rémunération des dirigeants, mais aussi la façon dont ils sont intégrés dans l’ensemble de l’organisation, offre à l’industrie des mines et métaux une occasion irremplaçable de livrer un message proactif sur le travail qu’elle accomplit », a conclu M. Barclay.

 

Le 9 mars, ICMM a annoncé que Tom Butler quitterait son poste de directeur general à compter du 6 avril 2021.

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