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La négociation électronique est davantage empirique, systématique et fondée sur les données

 

Du règlement National Market System (NMS) en 2005 à la fragmentation des liquidités sur les bourses et les SNP, les marchés boursiers américains ont connu des changements majeurs, mais le plus important de tous est le virage sismique vers une négociation plus systématique et plus empirique.

Peut-être plus rigoureusement que jamais, les décisions de négociation sont aujourd’hui fondées sur les données, et la recherche de rendement est itérative et scientifique. Les investisseurs institutionnels veulent des technologies de négociation qui permettent de contrôler de façon dynamique toutes les décisions concernant l’acheminement des ordres, facilitant ainsi l’utilisation des expériences et des données pour s’y retrouver dans un environnement de négociation de plus en plus complexe.

Avec l’acquisition en avril de Clearpool Group Inc., BMO Groupe financier communiquait son ambition de s’établir comme chef de file nord-américain de la négociation électronique. BMO a depuis accéléré son rythme de croissance et d’innovation en travaillant au développement d’offres sur les marchés européens, en proposant quatre nouvelles versions de son système de négociation algorithmique et en présentant une nouvelle stratégie phare de recherche de liquidité appelée ARC.

La semaine dernière, la société a annoncé l’embauche du vétéran et leader éclairé Eric Stockland au poste de directeur général, Négociation électronique. En grande partie, ses fonctions seront de poursuivre la mise au point de solutions innovatrices de négociation électronique pour les clients institutionnels de BMO.

Voici un résumé de notre entretien avec M. Stockland et Joe Wald, directeur général et co-directeur de la négociation électronique, sur les perspectives et les défis auxquels est confrontée l’industrie et les plans d’accroissement des activités de BMO.

Vous qui comptez près de 20 ans d’expérience de la négociation, des technologies des marchés des capitaux et des opérations de change, quels sont selon vous les progrès les plus importants qui ont été réalisés au cours de votre carrière?

Il y en a eu beaucoup : la démutualisation de la Bourse de New York, le règlement NMS, la fragmentation de la liquidité sur les bourses et les SNP, le krach éclair et les changements réglementaires subséquents ou, plus récemment, le dégroupement. Tous ont été des événements majeurs, mais le plus important, selon moi, est le virage sismique dans l’approche de négociation des gestionnaires d’actifs, laquelle est devenue pour eux un processus systématique et empirique.

Aujourd’hui, les décisions de négociation sont fondées sur les données, et la recherche de rendement est itérative et scientifique. La position de BMO parmi les 10 principales banques et ses relations inégalées lui ouvriront bien des portes mais, au bout du compte, la fonction de négociation est affaire de processus et de rendement. Elle est devenue beaucoup plus rigoureuse au cours des 20 dernières années.

Compte tenu de votre point de vue privilégié, comment envisagez-vous l’avenir de la négociation électronique, en général, et de la négociation algorithmique, en particulier? Elle a fait de grands progrès certes, mais qu’est-ce qui nous attend maintenant?

Une caractéristique constante de la fonction de négociation a toujours été la rapidité. Le discours des fournisseurs, des bourses et des courtiers s’articule encore autour de la réduction des temps de latence et du développement de technologies plus rapides. Mais nous avons fini par réaliser que même si la rapidité est incroyablement importante, elle n’est pas nécessairement le principal déterminant du succès de la négociation. Nous voyons sur le marché que les plateformes se font concurrence pour la qualité d’exécution en marginalisant le rôle de la rapidité dans les résultats de négociation. Par exemple, le CBOE a récemment lancé sa fonction QDP, IEX a son modèle CQI (Crumbling Quote Indicator) pour protéger les ordres consignés au registre, et Imperative Execution utilise l’intelligence artificielle pour apparier les ordres et minimiser l’antisélection. Au Canada, nous avons la Bourse Alpha TSX et La Neo Bourse Aequitas qui utilisent toutes les deux des façons novatrices de restreindre l’antisélection. Ce ne sont là que quelques exemples d’écosystèmes de négociation qui ont eu tendance à marginaliser le rôle que joue une rapidité de minimis dans la fonction de négociation, ce qui est extrêmement avantageux pour le courtier et ses clients. Le marché offre des solutions de rechange qui permettent aux courtiers d’exécuter des opérations de grande qualité sans devoir être concurrentiels à une microseconde près dans la course à la rapidité.

Quel rôle la technologie, la structure du marché et l’analyse quantitative jouent-elles dans cette évolution, et à quoi les investisseurs institutionnels devraient-ils s’attendre de leurs courtiers? Et que pouvez-vous offrir?

Lorsqu’on amorce une conversation sur le sujet de la technologie, bien des gens du secteur assimilent immédiatement la technologie à la latence, mais en vérité, c’est l’adaptabilité et la souplesse qui doivent primer. Le marché et nos réflexions sur la négociation évoluent constamment, et les besoins de nos clients sont très personnalisés. Donc, vraiment, la technologie est ce qui dicte le rythme sur ce marché très concurrentiel et nous permet de rester à jour. Et rester à jour ne signifie pas lire d’un bout à l’autre les documents déposés auprès de la SEC; rester à jour, c’est plutôt être un leader d’action et dire : Nous allons être parmi les premiers sinon les premiers sur le marché, nous allons faire des tests et nous allons présenter les résultats à nos clients pour pouvoir parler de l’impact des changements de variables sur le processus de négociation. Et cela n’est pas possible sans une plateforme technologique très perfectionnée et flexible. En fait, une chose qui m’a vraiment attiré à BMO a été l’acquisition de Clearpool et le fait que la société a acquis une plateforme de premier ordre très flexible.

Quelle a été votre réaction instinctive lorsque vous avez entendu parler de l’acquisition de Clearpool par BMO?

Je n’en revenais pas qu’il avait fallu tant de temps à quelqu’un pour acheter cette plateforme. Clearpool est une plateforme tellement flexible. Elle a prospéré en permettant aux courtiers d’assembler des solutions personnalisées. Il était donc logique qu’une société qui investit dans la négociation électronique veuille ce type de technologie.

Maintenant que vous êtes chez BMO, que va-t-il se passer? Comment allez-vous planifier votre stratégie? En fonction de ce que demandent les clients? Ou suffit-il de prédire la direction que va prendre le marché?

Il n’est pas nécessaire de prédire la direction du marché, mais rester en constantes communication et collaboration avec les clients est le fondement de notre approche. Le rendement des indices, l’expérimentation, l’analyse des plateformes et les nouvelles offres sont des thèmes transcendants dans le milieu de la négociation électronique, et nos solutions évolueront en conséquence et en fonction des besoins de nos clients.

Ce sont les détails précis de chaque thème qui changent constamment, et c’est là que la communication et la collaboration deviennent si importantes. Les conversations avec les clients consistent d’abord à écouter les clients, à échanger des idées, à collaborer à l’élaboration d’une feuille de route, puis à mettre celle-ci à exécution. Le travail sur ces thèmes n’a pas de fin; nous continuons à réfléchir à la façon d’apporter des améliorations.

Jusqu’à quel point devons-nous être flexibles? À quelle vitesse le marché évolue-t-il? À quelle fréquence devons-nous réorganiser les algorithmes?

Certains des événements qui obligent à faire des tests et des mises au point sont assez évidents. Par exemple, trois nouvelles bourses ont vu le jour au cours du dernier trimestre – la Bourse à long terme, la Bourse des membres (MEMX) et la Bourse de Miami. Quand ce genre d’événements arrive, nous devons être prêts dès le début. Et nous devons nous demander comment ils s’intègrent dans le processus de négociation pour nos clients.

D’autres événements sont plus subtils, et il faut fouiller et être un professionnel pour savoir même qu’ils ont lieu, comme les légers changements dans les taux et la qualité d’exécution sur une plateforme. Le fait d’utiliser les données pour repérer ces tendances subtiles et un cadre pour tester les changements n’a peut-être rien d’excitant, mais les petits détails peuvent s’accumuler et faire la différence sur le plan du rendement.

Il s’agit donc de savoir ce qui se passe, de réagir à ces observations et de les tester. Parfois, nous savons ce que nous devons tester et comparer; dans d’autres cas, nous passons au crible les données et c’est en parlant avec nos clients que les idées nous viennent à l’esprit. Je dirais que les idées et les expériences que nous voulons réaliser sont illimitées et changent constamment. Nous les évaluons en nous demandant lesquelles ont potentiellement le plus de valeur pour nos clients et pour leurs besoins de négociation.

Quels sont les plus grands défis que vous vous attendez à devoir surmonter? Comment mettrez-vous à profit vos compétences pour aider BMO à transformer l’expérience de négociation électronique pour les investisseurs institutionnels?

Je crois que l’un des plus grands défis est le scepticisme général de la clientèle. C’est dans cette optique que nous avons recours aux données et que nous adoptons des approches solides et rigoureuses de négociation et d’évaluation des opérations. Les données donnent une certaine crédibilité à nos propos. Je crois que c’est ainsi que nous surmontons le scepticisme lié à la surnégociation qui se manifeste du côté des investisseurs, qui ont tous entendu parler des signaux, de la colocalisation, de la latence ou de l’apprentissage machine. Nous devons prouver comment notre approche tend à améliorer le rendement par rapport aux indices de référence sur lesquels s’appuient nos clients.

Pour conclure, M. Wald, que diriez-vous à propos des objectifs futurs? Pouvons-nous nous attendre à des investissements systématiques au cours des prochaines années?

Il n’y a aucun doute que nous allons continuer d’investir. C’est ce que les chefs de file font, et c’est ce que les gagnants font. Ils ne sont jamais satisfaits et ne relâchent jamais leur vigilance. Ce n’est pas ce que nous avons fait par le passé, et ce n’est pas ce que BMO a fait non plus. L’acquisition de Clearpool, en soi, a indiqué très clairement au marché que BMO est déterminée à devenir un acteur crédible et un leader au sein du secteur. Les nouveaux employés que nous avons embauchés, l’arrivée de M. Stockland, le fait que l’Europe se met de la partie, tout cela témoigne de notre volonté continue d’investir et de devenir un chef de file du secteur.

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Joe Wald Directeur général, co-chef, Négociation électronique
Eric Stockland Managing Director, Quantitative Head of Product Electronic Trading



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