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Perspectives des marchés américain et canadien 2021 – Spécialistes de BMO

 

Alors que les principaux marchés boursiers nord-américains atteignent des sommets records, Brian Belski, stratège en chef des investissements de BMO Marchés des capitaux, a organisé une conférence téléphonique ce mardi pour discuter de la publication récente du Groupe Stratégie de placement intitulée Perspectives des marchés américain et canadien 2021. Margaret Kerins, chef du groupe Stratégie macroéconomique, Titres à revenu fixe, devises et produits de base de BMO Marchés des capitaux et Sal Guatieri, directeur et économiste principal de BMO, ont pris part à l’appel pour examiner l’incidence probable de la présidence de Joe Biden sur les marchés dans un contexte d’aggravation de la pandémie, et la forme que revêtiront la reprise et même la croissance au cours des 12 prochains mois.

Continuation du marché haussier sans précédent

Le jour même où le Dow Jones et le S&P 500 atteignaient des sommets historiques, Brian Belski a déclaré que, selon BMO Marchés des capitaux, le marché haussier sans précédent continuerait de produire des résultats inégalés en 2021.

Même si les principaux marchés boursiers nord-américains ont rebondi de 50 % par rapport aux creux atteints le 23 mars en raison de la pandémie mondiale, M. Belski a affirmé que son équipe continuait de tabler sur 20 années de marché haussier.

« Nous croyons que le 23 mars dernier a marqué le début des dix prochaines années de notre marché haussier de 20 ans », a affirmé M. Belski durant la conférence. « Essentiellement, nous pensons que les dix prochaines années seront très différentes des dix précédentes. »

Selon lui, le rendement à l’avenir sera moins binaire et reposera moins sur le momentum, dépendra davantage des fondamentaux que de la conjoncture budgétaire macromonétaire, aura un profil à long terme beaucoup plus sain, et sera plus généralisé.

Retour à la sélection des titres

Appelant au retour à l’art de la sélection des titres, M. Belski a ajouté : « Nous croyons que l’analyse fondamentale ascendante des titres jouera un rôle capital au cours des dix prochaines années haussières, alors que l’investissement au cours de la dernière décennie a surtout été axé sur les indicateurs macroéconomiques et les modèles quantitatifs ».

Selon M. Belski, les perspectives de fermeté du marché en 2021 reposent sur l’éventuelle disponibilité à grande échelle d’un ou de plusieurs vaccins efficaces au cours du premier semestre, et sur la probabilité d’un dernier programme de relance budgétaire aux États-Unis, qui s’élèvera à environ 1 milliard de dollars. Les prévisions supposent également une diminution de l’incertitude politique sous la nouvelle administration, particulièrement en matière de commerce.

Perspectives des secteurs aux États-Unis

En ce qui concerne les perspectives des secteurs, M. Belski a affirmé que son équipe a relevé la note des services financiers américains, passant de Pondération marché à Surpondération, et abaissé celle des secteurs des services de communication et de la technologie, sur lesquels elle a longtemps été optimiste, à Pondération marché.

« Le bon sens indique qu’ensemble, ces deux secteurs forment 40 % ou presque du marché, concentration qui nous semble un peu excessive », a-t-il expliqué, précisant que le changement constitue un appel à maintenir les positions plutôt qu’à les vendre. Il a affirmé que l’élargissement du rendement dans le secteur rendrait nécessaire la sélection des titres. « Nous croyons que ces deux secteurs en particulier, ainsi que certains segments de la consommation discrétionnaire, formeront une part importante de l’économie du télétravail en 2021, surtout si d’autres mesures de confinement sont mises en œuvre dans les provinces, et particulièrement au niveau fédéral. »

Deux positions différentes sur l’énergie

M. Belski a affirmé que le groupe sous-pondérait le secteur de l’énergie aux États-Unis, qui, selon lui, est sur une pente descendante. Il préfère les sociétés d’énergie canadiennes.

« Je pense que le changement le plus important en ce qui concerne les deux pays a été notre position sur l’énergie. Nous estimons que les sociétés d’énergie canadiennes sont mieux gérées », a-t-il expliqué. « Les sociétés d’énergie américaines dépendent davantage du prix du pétrole alors que les sociétés canadiennes possèdent des flux de trésorerie beaucoup plus solides et une bien meilleure gestion de produit. »

De manière générale, M. Belski a affirmé que le thème dominant au Canada est la valeur insoupçonnée. « Comme vont les États-Unis, ainsi va le Canada », a-t-il énoncé, ajoutant que « les actions nord-américaines continueront probablement de donner le ton ». Il a mentionné en particulier certains secteurs et sociétés qui tirent profit de leurs relations d’affaires transfrontalières avec les États-Unis, y compris les grandes banques canadiennes.

Titres à revenu fixe – Le facteur Yellen

Margaret Kerins, chef du groupe Stratégie macroéconomique, Titres à revenu fixe, devises et produits de base de BMO Marchés des capitaux, a affirmé que la nomination par le président élu Joe Biden de Janet Yellen à la tête du département du Trésor américain jouera un rôle déterminant dans les marchés en 2021.

« Les participants du marché examinent la situation de près et pensent que les programmes fédéraux qui expirent à la fin de l’année seront peut-être prolongés lorsque Mme Yellen prendra la relève, probablement vers la mi-février », a expliqué Mme Kerins.

Au sujet des perspectives des obligations de bonne qualité, les écarts continuent de se rétrécir et, selon Mme Kerins, nous pouvons nous attendre à une protection supplémentaire au cours de la prochaine année dans un contexte de reprise de l’économie, de recherche de meilleurs rendements face aux faibles taux d’intérêt, et de politiques accommodantes de la Fed.

De plus, elle a souligné que l’an prochain, les émissions d’obligations s’élèveront probablement à environ 1 600 milliards de dollars rien qu’en coupons, émis sur le marché privé.

Du côté des rendements au cours des prochains mois, Mme Kerins perçoit la possibilité d’un aplatissement haussier causé non seulement par les données économiques, mais aussi par certains des risques d’ordre géopolitique qui se manifestent sur le marché. Les obligations du Trésor continueront donc d’évoluer dans des fourchettes étroites pendant quelque temps, puis « remonteront un peu durant le deuxième et le troisième trimestre, pour terminer l’année légèrement en hausse ».

Économie – Des frimas de l’hiver au soleil de l’été?

Sal Guatieri, directeur et économiste principal de BMO Marchés des capitaux, a fait une analogie avec les prévisions météorologiques pour décrire la façon dont il pense que la deuxième vague de COVID-19 et les restrictions subséquentes toucheront l’économie au cours des prochains mois, et pourquoi l’avenir s’annonce prometteur.

« Si j’étais météorologue au lieu d’être économiste, je dirais probablement que nous pouvons nous attendre à un hiver froid, mais à un printemps doux et à un été chaud », a-t-il affirmé.

Maintenant que la deuxième vague de la pandémie est arrivée, les gouvernements ont mis en œuvre de nouvelles restrictions, moins sévères, cependant, que celles du printemps, que M. Guatieri a appelé un confinement « allégé », car les mesures de soutien gouvernementales sont déjà en place, et de nombreuses entreprises ont trouvé des moyens de s’adapter à la situation grâce au télétravail et aux plateformes de livraison en ligne.

« Les restrictions plus strictes et la diminution de confiance risquent malgré tout de faire cesser la reprise pendant un certain temps », a-t-il affirmé, prévoyant que le Canada ressentira les effets défavorables avant les États-Unis.

« Des mesures plus sévères à Toronto et au Manitoba, selon nous, pourraient amputer la croissance annualisée de cinq points de pourcentage au quatrième trimestre, freinant potentiellement la reprise nationale », a expliqué M. Guatieri. D’autre part, selon lui, l’économie canadienne est protégée du précipice budgétaire grâce aux programmes de soutien gouvernementaux pour les chômeurs, qui se prolongeront jusque tard en 2021.

Selon M. Guatieri, le refroidissement aura lieu aux États-Unis durant le premier trimestre de 2021 « en raison de l’expiration prochaine des programmes d’assurance-chômage d’urgence, qui mettra fin aux prestations de millions de chômeurs et réduira le revenu des particuliers d’environ 1 % l’an prochain ».

« Si les choses vont bien, a-t-il continué, l’économie commencera à se réchauffer au printemps, même si le Congrès demeure partagé après le deuxième tour des deux élections sénatoriales. »

Son équipe s’attend à la mise en œuvre de mesures budgétaires allant jusqu’à 1 000 milliards de dollars, soit environ 5 % du PIB américain, sans compter que Mme Yellen, la prochaine secrétaire au Trésor, demandera peut-être un soutien supplémentaire au Congrès.

De plus, les économies que les ménages américains et canadiens ont réalisées depuis février continueront de soutenir la croissance de la consommation.

« Plus tôt cette année, les transferts du gouvernement ont été trois fois plus élevés que la perte de rémunération des travailleurs aux États-Unis, et presque autant au Canada », a affirmé M. Guatieri, « ce qui explique pourquoi le revenu des particuliers a augmenté plutôt que baissé durant la récession ».

Un été plus ensoleillé

Selon M. Guatieri, le lancement d’un vaccin sécuritaire, efficace et disponible à grande échelle transformera l’économie, ce qui libérera la demande contenue de services, notamment dans le secteur des voyages, lorsque l’été arrivera.

« Ainsi, bien que les perspectives à court terme de l’économie aient diminué, celles à moyen terme sont plus favorables, et nous nous attendons à une croissance de 5 % au Canada et de 4 % aux États-Unis en 2021 », a poursuivi M. Guatieri.

Indépendamment de l’état de l’économie l’an prochain, M. Guatieri estime qu’il est presque certain que les taux d’intérêt resteront figés et que les faibles coûts d’emprunt continueront de soutenir les secteurs sensibles aux taux d’intérêt, comme celui du logement.

« Ni la Fed ni la Banque du Canada ne devraient commencer à relever les taux avant 2024, principalement en raison de l’inflation, qui continue d’être inférieure à la cible », a-t-il conclu.

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Brian Belski Stratège en chef - Placements
Margaret Kerins, CFA Chef - Stratégie macroéconomique Titres à revenu fixe
Sal Guatieri Directeur et économiste principal



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