Le Canada est confronté à une combinaison d’obstacles et d’occasions face à des perspectives incertaines à court terme, avec une croissance de l’emploi qui montre des signes de stagnation, un repli des marchés des marchandises et une évolution des politiques commerciales. Benjamin Reitzes, stratège, Taux canadiens et macroéconomie, s’est entretenu avec Cheryl Ferguson, première directrice générale, Marchés mondiaux, à l’occasion de sa nouvelle série de balados Rapport de couverture. Dans ce premier épisode, il a fait part de ses observations sur plusieurs dynamiques qui pourraient façonner le marché canadien au cours des prochains mois.


1. Plus de clarté


Le commerce est la principale source de risque pour le Canada, mais cela comporte des inconvénients et des avantages. À court terme, le pays devra composer avec plus d’incertitude qui fera probablement baisser les taux d’intérêt. Toutefois, si les échanges commerciaux devenaient soudainement plus sûrs, les perspectives pour l’économie canadienne seraient beaucoup plus favorables. Une incertitude prolongée à l’égard de la politique commerciale plane sur le Canada depuis plus d’un an. Toutefois, si l’incertitude commerciale s’atténue, cela pourrait améliorer la confiance économique.


2. Élan des devises


Malgré la grande variation au niveau des prix, la trajectoire des métaux précieux, du pétrole et d’autres marchandises est toujours à la hausse et un retour aux creux précédents est peu probable. Cette hausse aide le dollar canadien, et je prévois une vigueur continue de la devise au cours des deux prochaines années.


3. Placements diversifiés


Je crois que les investisseurs examinent de plus en plus le marché et cherchent à se diversifier avec chaque dollar qu’ils prévoient d’investir. Le Canada est un pays qui peut tirer parti de cette tendance avec une devise en hausse. Nous sommes une partie de la répartition mondiale de l’actif, donc même si un centime de plus de chaque dollar entre au Canada, c’est une somme d’argent importante pour nous qui pourrait avoir une incidence notable sur le marché.


4. Projets d’édification de la nation


Le premier ministre Mark Carney a fait de la promotion de projets d’édification de la nation basés sur les infrastructures l’un de ses objectifs principaux. S’il peut annoncer des mesures concrètes à l’égard de ces investissements générationnels, cela pourrait être un développement constructif pour le Canada. Cela signifierait probablement des taux un peu plus élevés et que l’économie aurait besoin d’un peu moins de soutien de la Banque du Canada en raison d’un potentiel de croissance plus élevé. Toutefois, je tiens à souligner qu’il ne s’agit pas d’un scénario de référence, car ces projets prennent généralement des années. Mais c’est quelque chose qui est possible.



Pour en savoir plus sur les réflexions de Benjamin sur les taux, écoutez son balado ici et sa participation au balado de Cheryl : Rapport de couverture : Où vont les taux?