États-Unis : Malgré une accélération de 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre, la croissance du PIB réel américain devrait ralentir pour s’établir à environ 2,2 % en 2025, contre 2,8 % en 2024. Les effets de la guerre commerciale, les compressions budgétaires du gouvernement fédéral et les restrictions en matière d’immigration ont plus que compensé la croissance rapide des dépenses des entreprises liées à l’IA, les valeurs boursières record et les politiques budgétaires, réglementaires et monétaires expansionnistes. Néanmoins, l’économie a dépassé les attentes l’an dernier et la croissance devrait se maintenir à environ 2,3 % en 2026, grâce à la persistance des facteurs favorables et à l’atténuation des facteurs défavorables.


Canada : Le mieux que l’on puisse dire à propos de l’économie canadienne en 2025, c’est qu’elle a probablement évité une récession grâce à l’exonération des droits de douane sur les marchandises conformes à l’ACEUM, à des politiques budgétaires et monétaires expansionnistes et à la forte hausse de 28 % de l’indice TSX. Néanmoins, la croissance du PIB réel devrait ralentir pour s’établir à 1,7 %, contre 2,0 % en 2024. De plus, le chiffre annuel moyen sous-estime probablement le véritable ralentissement de l’activité, le PIB ne devant augmenter que de 0,8 % d’un quatrième trimestre à l’autre, après avoir bondi de 3,1 % en 2024. Nous prévoyons une croissance plus forte de 1,9 % en 2026 (d’un quatrième trimestre à l’autre ou 1,4 % en rythme annuel), en supposant qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises sur le front commercial.


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