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OpEd: Favoriser la transition énergétique

Finance durable 14 janvier 2022
Finance durable 14 janvier 2022

 

À mesure qu’évoluent les propos sur la transition énergétique mondiale, une dynamique visant à définir le rôle des différents secteurs dans la lutte contre le changement climatique est en train de s’installer rapidement au sein des gouvernements, des entreprises et de la société civile.

Alors que des investissements annuels estimés à 2 000 milliards de dollars US sont jugés nécessaires pour financer la transition vers une économie à faible émission de carbone, le rôle des banques est limpide : faire ce que nous savons faire le mieux et favoriser le changement en misant sur l’économie dans son ensemble.

J’ai eu l’honneur d’être à Glasgow en novembre dernier, alors que les représentants de près de 200 pays se sont réunis pour ce qu’on a qualifié de plus importante conférence mondiale sur le climat de notre époque, la COP26. Malgré quelques manifestations et protestations dans les rues de la ville pour réclamer des actions concrètes, plutôt que le chaos à l’intérieur et à l’extérieur des zones officielles de la COP26, nous avons assisté à des conversations productives et réalistes sur ce qui est nécessaire pour accélérer le changement et trouver des solutions réfléchies et adaptées.

Le point sans doute le plus encourageant a été la reconnaissance universelle du fait que le changement ne se produira pas s’il ne s’agit pas d’un mouvement inclusif pour tous, du simple citoyen aux gouvernements, en passant par les entreprises. Cette année, la Conférence sur les changements climatiques a enregistré la plus grande participation du secteur privé de toutes les réunions de la COP, ce qui montre que les changements climatiques sont devenus une priorité pour les entreprises; c’est un thème désormais abordé dans presque toutes les conversations que nous avons en tant que banque. Comme l’ont déclaré de nombreuses personnes à Glasgow, si la transition énergétique n’est pas seulement une question d’affaires, elle ne peut certainement pas se faire sans la présence des entreprises à la table des négociations.

De notre point de vue à BMO, nous sommes confrontés à une révolution dans la façon dont l’énergie est produite et consommée dans toutes les facettes de la société. Cela signifie donc que toutes les entreprises que nous soutenons et finançons devront faire les choses différemment. Comme banques et grands investisseurs, notre rôle sera fondamental, car en soutenant nos clients, nous influençons les économies chaque jour.

C’est pour cette raison que je suis convaincu que la transition énergétique ne peut se faire de manière simplement binaire, traçant une ligne entre les vieilles façons de faire et les nouvelles.

Je l’ai déjà dit, mais c’est quelque chose qui mérite d’être répété. Nous ne sommes pas devant une alternative – nous devons réussir à conjuguer le tout. Nous devons formuler nos idées en intégrant le « ET ». Nous devons trouver des solutions énergétiques de remplacement, ET nous devons changer le système de demande, ET nous devons réduire les émissions de toutes les sources d’énergie existantes. Le fait est qu’en tant que communauté mondiale, nous ne serons pas en mesure d’améliorer le niveau de vie de milliards de personnes dans le monde sans un accès à de l’énergie à un prix raisonnable, ET rien de tout cela n’a d’importance si nous n’avons pas un environnement propice à la vie humaine. À BMO, nous ne croyons pas qu’il s’agisse d’objectifs mutuellement exclusifs. Or, pour les atteindre, il faudra changer, et un changement réel, profond et efficace se produira plus rapidement si on adopte une philosophie d’encouragement et d’accompagnement qui pousse les entreprises à réduire leur empreinte carbone, plutôt que des pénalités et des désinvestissements qui freinent le changement et immobilisent les actifs et la main-d’œuvre de la « vieille » économie.

NZBA et GFANZ

BMO Groupe financier, huitième plus grande banque en Amérique du Nord selon l’actif, s’est récemment joint à l’Alliance bancaire Net Zéro (NZBA), rejoignant ainsi près de 500 entreprises dans le monde entier au sein de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), entreprises qui se sont engagées à mobiliser 130 000 milliards de dollars US de capitaux combinés à la veille de la COP26 pour atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Comme banque évoluant au sein de l’économie canadienne, où se trouvent des entreprises qui représentent environ 10 % de la production mondiale de pétrole, BMO s’est engagée à être un partenaire de premier plan dans la transition de ses clients vers une économie à faible émission de carbone. Nous voyons la NZBA comme un jalon, un pas dans la bonne direction pour atteindre nos objectifs de lutte contre les changements climatiques d’une manière inclusive, en partenariat avec le large éventail d’entreprises que nous servons dans le cadre de leur transition énergétique et de leur démarche vers la neutralité carbone. Forte de son adhésion à la NZBA, BMO est devenue, en novembre dernier, la première banque à acheter à l’avance des unités d’élimination du carbone par capture atmosphérique directe avec la technologie de Carbon Engineering.

La NZBA souligne l’importance que nous accordons à la mobilisation de nos clients, et au soutien que nous leur apportons pour leur permettre d’élaborer et de mettre en œuvre leurs propres solutions pour une planète carboneutre. Notre objectif est d’offrir une profonde expertise et une feuille de route pour contribuer à la mise en place de solutions durables, en collaboration avec nos clients.

Le fait de travailler avec les entreprises pétrolières et gazières plutôt que de chercher le désinvestissement nous permettra d’atteindre plus rapidement la carboneutralité. Et le travail a déjà commencé :

En juin dernier, les six plus grands producteurs de sables bitumineux du Canada se sont alliés pour annoncer l’Initiative pour des sables bitumineux carboneutres, un plan en trois phases visant à réduire à zéro la production nette de gaz à effet de serre provenant de l’exploitation des sables bitumineux d’ici 2050, en diminuant les émissions de 68 Mt de CO2 par an.

Favoriser le changement et l’équipe Transition énergétique

Comme banque, notre rôle consiste d’abord et avant tout à favoriser le changement en répondant aux besoins de nos clients plutôt que d’agir comme un organisme de réglementation. Ainsi, notre priorité est de nous concentrer sur la mise en place de l’infrastructure du marché de l’avenir.

En mars dernier, nous avons lancé l’Institut pour le climat de BMO pour nous permettre de tirer parti de l’expertise scientifique et analytique combinée de la banque et de ses partenaires afin de comprendre et gérer les occasions et les risques financiers liés aux changements climatiques et à la transition, tant pour les clients que pour nous. Nous avons pris l’engagement de mobiliser 300 milliards de dollars d’ici 2025 en capital pour les clients qui cherchent à obtenir des résultats durables par l’octroi de prêts, de souscriptions, de services-conseils et de placements verts, sociaux et durables.

En juin dernier, nous avons mis sur pied l’équipe Transition énergétique pour faire équipe avec les entreprises déterminées à assurer la transition du Canada vers un avenir carboneutre en leur fournissant des connaissances, des outils et un soutien, notamment des recherches effectuées par l’Institut pour le climat de BMO. L’équipe devait absolument réunir des spécialistes de tous les secteurs d’activité et groupes industriels pour conseiller les clients sur les avancées et les occasions en matière de transition énergétique.

Nous ne créons pas quelque chose de radicalement différent avec cette équipe; nous proposons plutôt un exemple et une ressource. Il s’agit ici d’investir et de travailler avec des clients qui, selon nous, auront un impact réel sur les changements climatiques, dans le secteur de l’énergie et au-delà.

Alors que nous aidons nos clients dans leurs efforts pour réduire leur empreinte carbone à court terme, nous cherchons aussi à savoir comment financer l’innovation et travailler avec les technologies qui nous aideront tous à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Nous devons ainsi aider les clients à investir dans la décarbonation au moyen de projets qui ciblent des solutions à portée de main et à faible coût, procurant des résultats à court terme. Comme nous l’avons vu ces derniers mois avec les baisses de tension et pannes de courant de la Chine à l’Europe, tant qu’il n’y aura pas de solutions de rechange commerciales fiables, viables, démocratiques et largement disponibles pour remplacer complètement les combustibles fossiles, nous aurons besoin des hydrocarbures pour combler nos besoins énergétiques, atténuer les bouleversements et maintenir le niveau de vie des populations.

Oser, à l’instar de nos clients

À BMO, nous sommes plus que jamais déterminés à incarner notre raison d’être, soit d’avoir le cran de faire une différence dans la vie comme en affaires. Et cela signifie que nous nous devons d’oser lorsque nos clients font preuve d’audace, qu’il s’agisse d’assurer la transition des systèmes énergétiques existants ou d’innover en matière d’énergie verte.

En décembre 2019, nous avons participé à la création du tout premier prêt lié au développement durable au Canada. Deux ans plus tard, nous avons aidé des clients à réaliser des « premières » dans des secteurs allant de l’exploitation minière aux produits laitiers, en passant par les emballages, pour adopter ces instruments. Entre autres, en 2021, nous avons accordé le premier prêt étiqueté vert de l’histoire du Canada et, en novembre, nous avons lancé le premier cadre de financement vert au monde avec utilisation du produit du nucléaire.

Le défi a été lancé pour nous tous, nous poussant à prendre part à la lutte mondiale contre les changements climatiques. Il faudra, littéralement, que chacun d’entre nous – en tant que particuliers, gouvernements et entreprises – fasse les choses différemment et parvienne à une meilleure équation énergétique.

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Dan Barclay Chef de la direction et chef de BMO Marchés des capitaux

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